PRP 3 séances mensuelles ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés) face à Sérum physiologique injecté ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés)

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Chez 25 hommes et femmes déjà traités par minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, trois séances mensuelles de PRP sur une moitié du crâne font significativement mieux que des injections de sérum physiologique sur l'autre (Alves 2018). En 26 semaines, le nombre de cheveux par cm² passe de 149,5 à 163,6 côté PRP contre 150,8 à 147,5 côté sérum, et le nombre de vrais cheveux, hors duvet, de 141,3 à 152,9 contre 142,4 à 136,8. La part des cheveux qui poussent ne diffère pas significativement. Un seul petit essai, de fiabilité modérée.

Efficacité et résultats

4 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
PRP 3 séances mensuelles ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés)24 dans ce groupe · 149,5 à l'inclusion
163,6cheveux par cm²
Sérum physiologique injecté ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés)24 dans ce groupe · 150,8 à l'inclusion
147,5cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Alves 2018, 6 mois) : 163,6 cheveux par cm² contre 147,5 cheveux par cm², soit un écart de 16,1 cheveux par cm², en faveur de PRP 3 séances mensuelles ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés). Cet écart est probablement réel.
Nombre de vrais cheveux, hors duvetNombre de vrais cheveux, épais et pigmentés, comptés sur un centimètre carré, sans le duvet. C'est ce qui se voit et couvre le crâne. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
PRP 3 séances mensuelles ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés)24 dans ce groupe · 141,3 à l'inclusion
152,9cheveux par cm²
Sérum physiologique injecté ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés)24 dans ce groupe · 142,4 à l'inclusion
136,8cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Alves 2018, 6 mois) : 152,9 cheveux par cm² contre 136,8 cheveux par cm², soit un écart de 16,1 cheveux par cm², en faveur de PRP 3 séances mensuelles ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés). Cet écart est probablement réel.

Où en est le cycle de pousse

2

Un cheveu alterne pousse, repos et chute. Ces critères disent où en est la chevelure dans ce cycle.

Cheveux au reposLa part des cheveux qui ne poussent plus et vont tomber. Elle est trop haute dans la chute de cheveux ; la faire baisser est bon signe. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
PRP 3 séances mensuelles ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés)24 dans ce groupe · 32,5 à l'inclusion
27,3%
Sérum physiologique injecté ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés)24 dans ce groupe · 31,6 à l'inclusion
30,9%
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Alves 2018, 6 mois) : 27,3 % contre 30,9 %, soit un écart de 3,6 %, en faveur de PRP 3 séances mensuelles ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés). Cet écart peut être dû au hasard.
Part des cheveux qui poussent, en %Sur cent cheveux, combien sont en train de pousser. Le reste se repose ou va tomber. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
PRP 3 séances mensuelles ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés)24 dans ce groupe · 67,5 à l'inclusion
72,7%
Sérum physiologique injecté ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés)24 dans ce groupe · 68,6 à l'inclusion
69,1%
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Alves 2018, 6 mois) : 72,7 % contre 69,1 %, soit un écart de 3,6 %, en faveur de PRP 3 séances mensuelles ajouté au traitement en cours (minoxidil 5 % ou finastéride 1 mg, regroupés). Cet écart peut être dû au hasard.
Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Alves 2018 · Dermatol Surg
Essai randomisé contrôlé, 25 participants

PubMedDOI 10.1097/DSS.0000000000001198

Réserves méthodologiquesHommes et femmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Lettre (Dermatologic Surgery). Essai en demi-tete randomise, en double aveugle, contre serum physiologique : 25 patients deja traites par minoxidil 5 % (13) ou finasteride 1 mg (12), 3 seances mensuelles de PRP pur d'un cote ; 24 analyses, un perdu de vue. A 6 mois, densite totale et densite terminale (Trichoscan) plus elevees du cote PRP, sans difference sur les phases anagene et telogene. Le comptage brut sur 0,65 cm2 n'est pas repris : il double la densite au cm2. Le tableau 3 (variations par sous-groupe minoxidil ou finasteride) compare deux groupes non randomises et ses signes moins sont illisibles dans le PDF (rendus par un 2) : non repris. Pas d'effet indesirable rapporte. Petit effectif, randomisation et aveugle non detailles.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes

Hommes (Hamilton II a V) et femmes (Ludwig I a III) deja traites par minoxidil 5 % ou finasteride 1 mg

Dermatol Surg 2018, 8 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.