Peigne laser 655 nm à 7 faisceaux, 15 minutes trois fois par semaine face à Peigne factice (lumière blanche, simulation)

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Le peigne laser 655 nm à 7 faisceaux, utilisé 15 minutes trois fois par semaine, fait nettement mieux qu'un peigne factice à lumière blanche chez 49 hommes de 25 à 61 ans atteints d'alopécie androgénétique, dans un seul essai de fiabilité moyenne (Jimenez 2014). En 26 semaines, il apporte +18,4 cheveux épais gagnés par cm² contre +1,6 avec le faux peigne.

Peigne laser 655 nm à 7 faisceaux, 15 minutes trois fois par semaine est un appareil, pas une molécule au dosage exact. Le résultat vaut pour l'appareil testé, avec sa longueur d'onde, sa puissance et son rythme de séances.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux épais gagnés par cm²Le nombre de cheveux terminaux, épais et pigmentés, gagnés sur un centimètre carré depuis le début du traitement. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 25 à 61 ansComparaison directe, même essai
Peigne laser 655 nm à 7 faisceaux, 15 minutes trois fois par semaine33 dans ce groupe
+18,4cheveux par cm²
Peigne factice (lumière blanche, simulation)16 dans ce groupe
+1,6cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Jimenez 2014, 6 mois) : +18,4 cheveux par cm² contre +1,6 cheveux par cm², soit un écart de 16,8 cheveux par cm², en faveur de Peigne laser 655 nm à 7 faisceaux, 15 minutes trois fois par semaine. Cet écart est probablement réel.
Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Jimenez 2014 · Am J Clin Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 79 participants

PubMedDOI 10.1007/s40257-013-0060-6

Réserves méthodologiquesHommes 25 à 61 ansFemmes 25 à 61 ansFemmes 25 à 61 ansHommes 25 à 61 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Quatre essais randomises en double aveugle contre un peigne factice a lumiere blanche, publies ensemble : 269 patients randomises (141 femmes, 128 hommes), peigne laser HairMax a 7, 9 ou 12 faisceaux trois fois par semaine pendant 26 semaines ; evaluateur des photographies en aveugle. 44 perdus de vue, analyse des patients ayant au moins une visite de suivi, derniere observation reportee pour deux essais. Gain de cheveux terminaux : +18,4 a +25,7 par cm2 sous peigne contre +1,6 a +9,4 sous dispositif factice (p de 0,0001 a 0,0249). Les valeurs des essais masculins ne sont ecrites que dans le resume, le texte les donnant en figure ; elles sont reprises du resume pour les quatre essais. Etudes financees en partie par le fabricant (Lexington International), qui a fourni les appareils et le systeme d'imagerie ; 94,7 % de patients caucasiens.

Financé par Lexington International LLC (fabricant), en partie ; appareils et imagerie fournis.

Populations étudiées4 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes 25 à 61 ans

Femmes de 25 a 61 ans, alopecie de type feminin, essai 1 (peigne a 9 faisceaux)

Am J Clin Dermatol 2014, 1 indicateur

Femmes 25 à 61 ans

Femmes de 25 a 61 ans, alopecie de type feminin, essai 2 (peigne a 12 faisceaux)

Am J Clin Dermatol 2014, 1 indicateur

Hommes 25 à 61 ans

Hommes de 25 a 61 ans, alopecie androgenetique, essai 3 (peigne a 7 faisceaux)

Am J Clin Dermatol 2014, 2 indicateurs

Hommes 25 à 61 ans

Hommes de 25 a 61 ans, alopecie androgenetique, essai 4 (peigne a 9 ou 12 faisceaux)

Am J Clin Dermatol 2014, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.