Cétirizine topique 1 % face à Placebo

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Face au placebo, la cétirizine topique 1 % n'a été testée que dans une étude cas-témoins de fiabilité limitée, chez 60 hommes de 22 à 55 ans atteints d'alopécie androgénétique (Zaky 2021). À 26 semaines, aucun homme ne s'aggrave sous cétirizine contre 13,3 % (4 sur 30) sous placebo, et 56,7 % (17 sur 30) restent sans aucun effet contre 30 sur 30 sous placebo, deux écarts significatifs. C'est un indice à confirmer.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien s'améliorent, stagnent ou reculent

2

La répartition des participants entre ceux qui vont mieux, ceux qui ne bougent pas et ceux qui perdent du terrain.

Patients dont l'état a empiréPart des participants dont la chevelure a continué de reculer malgré le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 22 à 55 ansComparaison directe, même essai
Cétirizine topique 1 %30 dans ce groupe
0% des patients
Placebo30 dans ce groupe
13,3% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Zaky 2021, 6 mois) : 0 % des patients contre 13,3 % des patients, soit un écart de 13,3 % des patients, en faveur de Cétirizine topique 1 %. Cet écart est très probablement réel.
Patients sans aucun effetPart des participants chez qui le traitement n'a rien changé de visible. Ni gain, ni perte franche : simplement aucun effet. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (26 semaines). Taux calculé à partir des effectifs : Placebo 30 sur 30
Hommes 22 à 55 ansComparaison directe, même essai
Cétirizine topique 1 %30 dans ce groupe
56,7% des patients
Placebo30 dans ce groupe
100% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Zaky 2021, 6 mois) : 56,7 % des patients contre 100 % des patients, soit un écart de 43,3 % des patients, en faveur de Cétirizine topique 1 %. Cet écart est très probablement réel.

FAQ

1 question

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Sous cétirizine en lotion, la chute s'aggrave-t-elle moins souvent ?
Preuves très faiblesRésultats mixtes2 essais, 100 participants

Aucun des 30 hommes sous cétirizine topique 1 % ne s'aggrave en 26 semaines, contre 4 sur 30 sous placebo (Zaky 2021). Dans un autre essai, 17 % des hommes sous cétirizine s'aggravent en 16 semaines, face au minoxidil 5 % (Hossein Mostafa 2021).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ bas pour l'étude de cohorte, élevé pour l'essai randomisé, tous deux à risque de biais élevé. Dégradé jusqu'à très faible : risque de biais, petits effectifs (18 à 30 hommes par bras), et résultats discordants (aucune aggravation dans l'un, 17 % dans l'autre).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, incohérence.

Hommes de 18 à 55 ans. Suivi de quatre à six mois.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Zaky 2021 · Journal of Cosmetic Dermatology
Étude de cohorte, 60 participants

PubMedDOI 10.1111/jocd.13940

Fiabilité limitéeHommes 22 à 55 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

PRESENTE COMME « CASE-CONTROLLED », sans tirage au sort ni insu decrits : deux groupes de 30 hommes, l'un sous cetirizine 1 %, l'autre sous solution placebo, six mois. Les effectifs se bouclent. Effet modeste : 57 % des patients sous cetirizine n'ont aucune amelioration photographique, contre 100 % sous placebo ; aucune amelioration au-dela de « bonne » chez 2 patients. Au dermoscope, au mieux 3 cheveux en repousse par champ. Quatrieme etude du corpus sur la cetirizine topique.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 22 à 55 ans

Hommes de 22 a 55 ans, alopecie androgenetique Hamilton-Norwood

Journal of Cosmetic Dermatology 2021, 4 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.