Plasma riche en plaquettes, 2 séances face à Placebo

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Dans un petit essai pilote de fiabilité limitée (19 hommes, alopécie androgénétique Norwood 4 à 6), deux séances de plasma riche en plaquettes à un mois d'intervalle n'ont pas fait mieux que le placebo. En 26 semaines, la densité de cheveux épais passe de 87,29 à 85,06 cheveux sur 6,25 cm² côté PRP et de 92 à 91,76 côté placebo, sans différence significative (Mapar 2016).

Plasma riche en plaquettes, 2 séances est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Densité de cheveux épaisLe nombre de cheveux terminaux comptés dans un carré de 2,5 cm de côté, ramené au cm². Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, ramené au cm² depuis une zone de 6,25 cm², à 6 mois (26 semaines)
Hommes 25 à 45 ansComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes, 2 séancesà un mois d'intervalle17 dans ce groupe · 85,06 sur 6,25 cm² · 13,97 à l'inclusion
13,61cheveux par cm²
Placebo17 dans ce groupe · 91,76 sur 6,25 cm² · 14,72 à l'inclusion
14,68cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Mapar 2016, 6 mois) : 13,61 cheveux par cm² contre 14,68 cheveux par cm², soit un écart de 1,07 cheveux par cm², en faveur de Placebo. Cet écart peut être dû au hasard.

FAQ

1 question

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Deux séances de PRP augmentent-elles la densité de cheveux ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 52 participants

Deux séances de PRP font passer la densité de 34,18 à 50,2 cheveux par cm² en six mois dans une série sans groupe témoin (Butt 2019), et de 52,44 à 63,72 en 30 semaines dans un essai où le PRP enrichi en fraction vasculaire stromale fait mieux (de 37,66 à 57,11) (Butt 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ bas pour la série, élevé pour l'essai, tous deux à risque de biais élevé et sans placebo. Dégradé jusqu'à très faible : risque de biais, petits effectifs (11 à 30 patients), et comparateur actif.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes et femmes adultes. Suivi de six à sept mois. Aucune comparaison au placebo.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Mapar 2016 · J Cosmet Laser Ther
Essai randomisé contrôlé, 19 participants

PubMedDOI 10.1080/14764172.2016.1225963

Fiabilité limitéeHommes 25 à 45 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai pilote en demi-crane, 19 hommes (17 analyses), Norwood 4 a 6 : deux carres de 2,5 cm de cote, l'un injecte de PRP, l'autre de serum physiologique, deux seances a un mois d'intervalle, suivi 6 mois. Aucun effet : cheveux terminaux 87,3 puis 85,1 cote PRP, 92 puis 91,8 cote serum (tableau 4 ; le texte donne 87 puis 85 pour le temoin). Alopecies avancees, comptage manuel, petit effectif.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 25 à 45 ans

Hommes de 25 a 45 ans, alopecie androgenetique Norwood 4 a 6 ; deux carres par patient

J Cosmet Laser Ther 2016, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.