Plasma riche en plaquettes non activé, 5 séances toutes les 2 semaines face à Placebo

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Dans un très petit essai de 10 adultes (9 femmes, 1 homme) où chaque côté du crâne recevait soit le PRP non activé, soit un placebo, 5 séances toutes les 2 semaines ne font pas significativement mieux que le placebo (Siah 2020). En 16 semaines, la densité passe de 114,7 à 129,3 cheveux par cm² du côté PRP, contre de 114,2 à 115,3 côté placebo, mais l'écart peut être dû au hasard ; même constat pour l'épaississement des cheveux. L'essai est de fiabilité limitée.

Plasma riche en plaquettes non activé, 5 séances toutes les 2 semaines est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 16 semaines
Hommes et femmes 20 à 55 ansComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes non activé, 5 séances toutes les 2 semaines10 dans ce groupe · 114,7 à l'inclusion
129,3cheveux par cm²
Placebo10 dans ce groupe · 114,2 à l'inclusion
115,3cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Siah 2020, 16 semaines) : 129,3 cheveux par cm² contre 115,3 cheveux par cm², soit un écart de 14 cheveux par cm², en faveur de Plasma riche en plaquettes non activé, 5 séances toutes les 2 semaines. Cet écart peut être dû au hasard.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Cheveux épaissis, en pourcentageDe combien le diamètre moyen des cheveux a augmenté par rapport au début, en pourcentage. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 16 semaines
Hommes et femmes 20 à 55 ansComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes non activé, 5 séances toutes les 2 semaines10 dans ce groupe
-16,22%
Placebo10 dans ce groupe
-19,46%
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Siah 2020, 16 semaines) : -16,22 % contre -19,46 %, soit un écart de 3,24 %, en faveur de Plasma riche en plaquettes non activé, 5 séances toutes les 2 semaines. Cet écart peut être dû au hasard.
Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Siah 2020 · Exp Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 10 participants

PubMedDOI 10.1111/exd.14074

Fiabilité limitéeHommes et femmes 20 à 55 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Pilote intra-individuel de 10 patients (9 femmes) : PRP non active d'un cote frontotemporal tire au sort, serum physiologique de l'autre, 5 seances en 8 semaines, mesure 8 semaines apres la derniere. Densite au Folliscope sur environ 3 cm2 : 129,3 contre 115,3 cheveux/cm2 ; le diametre baisse des deux cotes. Effectif tres faible, sans calcul de puissance ; l'essentiel de l'article porte sur la variabilite des facteurs de croissance du PRP. Financement sans restriction de Replicel, societe de therapie cellulaire capillaire.

Financé par Fonds sans restriction de Replicel Life Sciences (therapie cellulaire du cheveu).

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes 20 à 55 ans

Adultes de 20 a 55 ans (9 femmes, 1 homme), alopecie androgenetique, comparaison des deux cotes frontotemporaux

Exp Dermatol 2020, 4 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.