Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml face à Placebo

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Chez des femmes atteintes d'alopécie androgénétique (Ludwig II), une seule injection de 10 ml de plasma riche en plaquettes non activé ne fait pas significativement mieux que le placebo en 26 semaines, ni sur le nombre de cheveux comptés sur photo, ni sur le volume de la mèche (Puig 2016). Quelques patientes se jugent améliorées (13,3 % contre 0 % sous placebo) ou trouvent leurs cheveux plus épais (26,7 % contre 18,2 %), sans que l'écart soit testé. Un seul petit essai de fiabilité moyenne, chez 26 femmes.

Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

4 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux comptés sur photoL'étude compte les cheveux sur une zone repérée du crâne mais ne dit pas quelle surface elle couvre. Le chiffre montre donc une évolution dans le temps, mais ne se compare à aucune densité exprimée au cm². Mesuré en cheveux sur la zone cible, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
FemmesComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml15 dans ce groupequ'avec Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Pas de différence
Placebo11 dans ce groupequ'avec Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Pas de différence
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Puig 2016, 6 mois). Cet écart peut être dû au hasard.
Volume de la mècheMesure du volume d'une mèche de cheveux prise dans une zone repérée : elle combine le nombre et l'épaisseur des cheveux. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
FemmesComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml15 dans ce groupequ'avec Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Pas de différence
Placebo11 dans ce groupequ'avec Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Pas de différence
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Puig 2016, 6 mois). Cet écart peut être dû au hasard.

Ce qu'en disent médecins et patients

2

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Cheveux ressentis plus épaisPart des patients qui disent que leurs cheveux leur semblent plus épais ou plus lourds après le traitement. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
FemmesComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml15 dans ce groupe
26,7% des patients
Placebo11 dans ce groupe
18,2% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Puig 2016, 6 mois) : 26,7 % des patients contre 18,2 % des patients, soit un écart de 8,5 % des patients, en faveur de Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml. L'article ne teste pas cet écart.
Patients se jugeant améliorésPart des participants qui, en regardant leurs propres photos avant et après, estiment que leur chevelure est nettement mieux. C'est leur avis, pas celui d'un médecin. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
FemmesComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml15 dans ce groupe
13,3% des patients
Placebo11 dans ce groupe
0% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Puig 2016, 6 mois) : 13,3 % des patients contre 0 % des patients, soit un écart de 13,3 % des patients, en faveur de Plasma riche en plaquettes non activé, dilué, une seule injection de 10 ml. L'article ne teste pas cet écart.
Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Puig 2016 · Dermatol Surg
Essai randomisé contrôlé, 26 participants

PubMedDOI 10.1097/DSS.0000000000000883

Réserves méthodologiquesFemmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai pilote multicentrique randomise en double aveugle : 26 femmes Ludwig II, une seule injection de 10 ml de PRP non active et dilue (15) ou de serum physiologique (11) dans une zone de 10 x 10 cm. A 26 semaines, pas de difference de comptage ni d'indice de masse capillaire ; valeurs par bras non publiees. Au questionnaire, 13,3 % des patientes traitees contre 0 % sous placebo rapportent une nette amelioration de la chute, et 26,7 % contre 18,2 % des cheveux plus epais ou plus lourds, sans test. Une seule injection, protocole peu representatif de la pratique. Kits de PRP fournis par le fabricant (Cytomedix).

Financé par Systeme Angel PRP et consommables fournis par Cytomedix.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes

Femmes de 18 ans ou plus, alopecie androgenetique Ludwig II, sans traitement depuis 60 jours

Dermatol Surg 2016, 8 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.