Lumière de basse intensité (casques et séances) face à Casque factice (simulation)

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 2 essais.

En bref

Deux essais de fiabilité moyenne comparent un casque de lumière de basse intensité à un casque factice, avec deux appareils et deux rythmes différents. Chez 40 adultes coréens, un casque 630 à 660 nm porté 18 minutes par jour fait passer la densité de 117,2 à 134,4 cheveux par cm² en 24 semaines, contre de 124,8 à 122,6 sous casque factice, et l'épaisseur du cheveu de 56,2 à 68,8 µm, contre de 55,1 à 59 µm (Kim 2013). Chez 40 hommes et femmes, un casque laser 660 nm porté 20 minutes trois fois par semaine fait gagner +10,21 cheveux par cm² contre +3,95, et épaissit le cheveu de +6,11 µm contre +3,76 µm (Suchonwanit 2019). Tous ces écarts sont probablement réels. Côté tolérance, des démangeaisons touchent 2 utilisateurs sur 20 contre 1 sur 20, sans aucun effet indésirable grave de part et d'autre.

Lumière de basse intensité (casques et séances) est un appareil, pas une molécule au dosage exact. Le résultat vaut pour l'appareil testé, avec sa longueur d'onde, sa puissance et son rythme de séances.

Efficacité et résultats

4 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux gagnés par cm²Le nombre de cheveux gagnés sur un centimètre carré entre le début et la fin du traitement. Un gain de 20 à 30 cheveux par cm² en six mois est ce que le minoxidil obtient d'ordinaire dans les essais. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque laser 660 nm, 20 minutes trois fois par semaine20 dans ce groupe
+10,21cheveux par cm²
Casque factice (simulation)20 dans ce groupe
+3,95cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Suchonwanit 2019, 6 mois) : +10,21 cheveux par cm² contre +3,95 cheveux par cm², soit un écart de 6,26 cheveux par cm², en faveur de Lumière de basse intensité (casques et séances). Cet écart est probablement réel.
Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque 630 à 660 nm, 18 minutes par jour15 dans ce groupe · 117,2 à l'inclusion
134,4cheveux par cm²
Casque factice (simulation)14 dans ce groupe · 124,8 à l'inclusion
122,6cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Kim 2013, 6 mois) : 134,4 cheveux par cm² contre 122,6 cheveux par cm², soit un écart de 11,8 cheveux par cm², en faveur de Lumière de basse intensité (casques et séances). Cet écart est probablement réel.

Quelle épaisseur, quelle nature

2

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Épaisseur du cheveuÉpaisseur moyenne d'un cheveu, en micromètres (millièmes de millimètre). Un cheveu plus épais couvre mieux le cuir chevelu, même à nombre égal. Mesuré en µm, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque 630 à 660 nm, 18 minutes par jour15 dans ce groupe · 56,2 à l'inclusion
68,8µm
Casque factice (simulation)14 dans ce groupe · 55,1 à l'inclusion
59µm
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Kim 2013, 6 mois) : 68,8 µm contre 59 µm, soit un écart de 9,8 µm, en faveur de Lumière de basse intensité (casques et séances). Cet écart est probablement réel.
Épaississement du cheveuDe combien de micromètres le cheveu s'est épaissi entre le début et la fin du traitement. Un cheveu de cuir chevelu mesure d'ordinaire 60 à 80 micromètres ; quelques micromètres de plus se voient déjà à l'œil, en volume. Mesuré en µm, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque laser 660 nm, 20 minutes trois fois par semaine20 dans ce groupe
+6,11µm
Casque factice (simulation)20 dans ce groupe
+3,76µm
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Suchonwanit 2019, 6 mois) : +6,11 µm contre +3,76 µm, soit un écart de 2,35 µm, en faveur de Lumière de basse intensité (casques et séances). Cet écart est probablement réel.

Effets indésirables

2 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le cuir chevelu

1

Au point d'application. Fréquents avec les solutions alcoolisées, rarement graves.

DémangeaisonsLe cuir chevelu démange. C'est l'effet le plus fréquent des solutions appliquées sur la tête, le plus souvent passager et sans gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). demangeaisons legeres du cuir chevelu. Taux calculé à partir des effectifs : Lumière de basse intensité (casques et séances) 2 sur 20, Casque factice (simulation) 1 sur 20
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque laser 660 nm, 20 minutes trois fois par semaine20 dans ce groupe
10% des patients
Casque factice (simulation)20 dans ce groupe
5% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Suchonwanit 2019, 6 mois) : 10 % des patients contre 5 % des patients, soit un écart de 5 % des patients, en faveur de Casque factice (simulation). L'article ne teste pas cet écart.

Sur le reste du corps

1

Les effets qui ne se limitent pas à la zone traitée.

Effet indésirable graveEffet qui conduit à l'hôpital, met la vie en danger ou laisse des séquelles, quelle qu'en soit la cause. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). effet indesirable grave. Taux calculé à partir des effectifs : Lumière de basse intensité (casques et séances) 0 sur 20, Casque factice (simulation) 0 sur 20
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque laser 660 nm, 20 minutes trois fois par semaine20 dans ce groupe
0% des patients
Casque factice (simulation)20 dans ce groupe
0% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Suchonwanit 2019, 6 mois) : 0 % des patients contre 0 % des patients, soit un écart de 0 % des patients, en faveur de Lumière de basse intensité (casques et séances). L'article ne teste pas cet écart.
Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées2 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Kim 2013 · Dermatol Surg
Essai randomisé contrôlé, 40 participants

PubMedDOI 10.1111/dsu.12200

Réserves méthodologiquesHommes et femmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle contre casque factice, 40 patients (26 hommes, 14 femmes), casque a diodes laser et LED (630, 650, 660 nm) 18 minutes par jour pendant 24 semaines. Analyse per-protocole sur 29 patients seulement (11 exclus, dont 9 pour observance inferieure a 50 %). Phototrichogramme : densite 117,2 a 134,4 cheveux/cm2 contre 124,8 a 122,6 ; epaisseur moyenne 56,2 a 68,8 contre 55,1 a 59,0 micrometres. Avis global de l'investigateur en faveur du casque, pas celui des patients. Finance par Won Technology, fabricant.

Financé par Won Technology (fabricant).

Suchonwanit 2019 · Lasers Med Sci
Essai randomisé contrôlé, 40 participants

PubMedDOI 10.1007/s10103-018-02699-9

Réserves méthodologiquesHommes et femmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle, stratifie par sexe, 40 patients (20 hommes, 20 femmes), casque laser RAMACAP a 660 nm (20 minutes trois fois par semaine pendant 24 semaines) contre un casque identique ; 36 terminent, analyse en intention de traiter. Le casque factice emet lui-meme une faible lumiere rouge a 650 nm (LED de 0,5 mW), ce que les auteurs reconnaissent comme un temoin imparfait. Densite au Folliscope : +10,21 contre +3,95 cheveux/cm2 ; diametre : +6,11 contre +3,76 um. Petits effectifs, pas de suivi apres l'arret. Casque concu par l'institution des auteurs.

Financé par Materiel experimental fourni par la NIA (sigle non developpe dans l'article) ; casque developpe par l'institution des auteurs.

Populations étudiées2 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes

Adultes coreens (26 hommes, 14 femmes), alopecie androgenetique

Dermatol Surg 2013, 4 indicateurs

Hommes et femmes

Hommes (Norwood-Hamilton III vertex a V) et femmes (Ludwig I a III) de plus de 18 ans, alopecie androgenetique

Lasers Med Sci 2019, 9 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.