Minoxidil topique 5 % face à Aucun traitement (témoin non traité, sans placebo)

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 2 essais.

En bref

Face à l'absence de traitement, le minoxidil topique 5 % fait gagner des cheveux chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique, alors que les hommes non traités stagnent ou reculent légèrement, sans que l'écart soit testé. En 26 semaines, +8,83 cheveux par cm² contre -0,78 (Mahé 2021) ; en 13 semaines, +10,4 cheveux sur la zone suivie contre -0,8 (Gong 2018). Ces deux essais, sans placebo, sont de fiabilité limitée.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux gagnés par cm²Le nombre de cheveux gagnés sur un centimètre carré entre le début et la fin du traitement. Un gain de 20 à 30 cheveux par cm² en six mois est ce que le minoxidil obtient d'ordinaire dans les essais. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 20 à 50 ansComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 5 %45 dans ce groupe
+8,83cheveux par cm²
Aucun traitement (témoin non traité, sans placebo)22 dans ce groupe
-0,78cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Mahe 2021, 6 mois) : +8,83 cheveux par cm² contre -0,78 cheveux par cm², soit un écart de 9,61 cheveux par cm², en faveur de Minoxidil topique 5 %. L'article ne teste pas cet écart.
Cheveux gagnés sur la zone suivieCheveux gagnés depuis le départ sur une zone suivie au trichoscope dont la surface n'est pas donnée : le chiffre ne se compare pas à une densité au cm². Mesuré en cheveux sur la zone cible, plus haut est mieux, à 13 semaines
HommesComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 5 %10 dans ce groupe
+10,4cheveux sur la zone cible
Aucun traitement (témoin non traité, sans placebo)10 dans ce groupe
-0,8cheveux sur la zone cible
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Gong 2018, 13 semaines) : +10,4 cheveux sur la zone cible contre -0,8 cheveux sur la zone cible, soit un écart de 11,2 cheveux sur la zone cible, en faveur de Minoxidil topique 5 %. L'article ne teste pas cet écart.

FAQ

37 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Le minoxidil 5 % fait-il repousser des cheveux visibles chez l'homme, et mieux que les concentrations plus faibles ?
Preuves élevéesRésultats concordants6 essais, 1410 participants

Le minoxidil 5 % fait gagner plus de cheveux visibles (non duvet) que le placebo dans tous les essais contrôlés chez l'homme, dès 8 semaines : +15,5 contre +5,2 cheveux par cm² à 8 semaines et +20,9 contre +4,7 à 16 semaines (Olsen 2007) ; +20,5 et +20,3 contre +9,5 et +6,7 sous excipient à 8 semaines, avec deux formulations (Blume-Peytavi 2019) ; +27,7 contre +4,5 à l'avant du crâne et +25,6 contre +5,9 au vertex à 16 semaines (Hillmann 2015). À un an, +18,6 contre +3,9 sous placebo, et mieux que le minoxidil 2 % (+12,7) (Olsen 2002). Il fait aussi mieux que le 1 % (+26,4 contre +21,2, Tsuboi 2009). L'avantage peut s'éroder : à 24 semaines, l'écart avec le placebo n'est plus significatif dans l'essai d'Hillmann (+7,8 contre -1,5 à l'avant), et dans son prolongement ouvert les gains à deux ans sont faibles et non significatifs (+10,8 à l'avant, +7,1 au vertex, Kanti 2016). Ajouter un microneedling électrique double le gain (+56,45 contre +28,01, Bao 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés chez l'homme, dont deux à faible risque de biais (Olsen 2002, Olsen 2007), et une extension ouverte. Non dégradé : tous les essais contrôlés trouvent un gain net sur le placebo ou l'excipient, de 15,5 à 27,7 cheveux par cm² selon l'essai et le délai. Les essais sont financés par les fabricants (Pharmacia, Pfizer, Johnson & Johnson, Pierre Fabre, Taisho). L'extension de Kanti 2016 prolonge l'essai d'Hillmann 2015 sur les mêmes hommes : elle compte pour un seul essai.

Hommes de 18 à 70 ans, alopécie du vertex et de l'avant du crâne. Suivi de 8 semaines à deux ans, la comparaison au placebo allant jusqu'à un an. Chez la femme, un seul essai mesure ce critère (Lucky 2004) : le 5 % n'y fait pas mieux que le 2 %.

Sur photographies, le minoxidil 5 % améliore-t-il visiblement la chevelure, et plus que le placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants6 essais, 1036 participants

Sur photographies, le minoxidil 5 % améliore la chevelure plus souvent que le placebo : 62 % contre 30 % des hommes à un an (Olsen 2002, 86 sur 139 contre 21 sur 71), 38,3 % contre 5,2 % à 16 semaines (Olsen 2007), 14 hommes sur 33 contre 5 sur 34 au vertex à 24 semaines (Hillmann 2015), et significativement plus dans un quatrième essai (Pumthong 2012). L'avant du crâne répond moins : 30,3 % contre 20,6 % (Hillmann 2015). Face au PRP, les résultats divergent : 56 % sous minoxidil contre 38 % sous PRP (Balasundaram 2023), mais 15 sur 35 contre 26 sur 35 avec six séances de PRP (Afzal 2024). Après deux ans de traitement, 35 % des hommes sont jugés améliorés à l'avant et 29 % au vertex (Kanti 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés et une extension ouverte. Non dégradé : les quatre essais contre placebo trouvent tous plus d'améliorés sous minoxidil, dont deux à faible risque de biais avec relecture des photographies en aveugle. Les deux essais contre le PRP, plus petits et à risque de biais plus élevé, ne servent qu'à le situer face à cette alternative. L'extension de Kanti 2016 prolonge l'essai d'Hillmann 2015 : elle compte pour un seul essai.

Hommes de 18 à 70 ans ; l'essai d'Afzal 2024 inclut aussi des femmes. Le vertex répond mieux que l'avant du crâne. Suivi de 16 semaines à deux ans.

Quelle densité de cheveux atteint-on sous minoxidil 5 %, et que gagne-t-on à lui associer autre chose ?
Preuves modéréesRésultats concordants6 essais, 223 participants

Dans le seul essai contre placebo, la densité passe de 90,65 à 123,95 cheveux par cm² en 22 semaines sous minoxidil 5 %, contre de 90,05 à 89 sous placebo (Singh 2020). Dans les autres essais, où il sert de référence, la densité monte aussi sous minoxidil seul : de 97,25 à 133,77 (Suchonwanit 2019), de 50,9 à 102,2 (Tan 2021), de 124 à 139,9 (Shin 2007), de 185 à 223,7 (Rossi 2024) ; elle ne bouge pas en 36 semaines dans un essai (de 94,08 à 94,67, Masoud 2020). Lui associer un laser erbium-verre (jusqu'à 147,12), des facteurs de croissance concentrés (113,6) ou du PRP (150,45) fait mieux ; la trétinoïne n'apporte rien de significatif (Shin 2007).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés chez l'homme, mais un seul compare le minoxidil 5 % au placebo (Singh 2020, faible risque de biais, une vingtaine d'hommes par bras). Dégradé d'un niveau pour imprécision : la comparaison au placebo repose sur ce petit essai. Dans les cinq autres, le minoxidil 5 % est le bras de référence face à une association : ils montrent que la densité monte sous minoxidil seul, sans pouvoir séparer cet effet de l'évolution naturelle.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 60 ans. Suivi de 12 à 36 semaines. Les densités de départ vont de 50,9 à 185 cheveux par cm² selon l'essai et l'appareil de mesure, ce qui interdit de comparer les niveaux entre essais. Chez la femme, un seul essai mesure cette densité, contre un casque à LED (Esmat 2017) : il n'est pas repris ici.

Sur une échelle d'évolution, quelle amélioration apporte le minoxidil 5 % seul, et que gagne-t-on à lui associer autre chose ?
Preuves faiblesRésultats concordants4 essais, 194 participants

Sur les échelles d'évolution de -3 à +3, le minoxidil 5 % seul apporte une amélioration modeste, de l'ordre d'un point : +1 point à 16 semaines (Mokhtari 2026), +0,93 à 26 semaines (Mokhtari 2023), +1,33 puis +1,25 point à 17 et 26 semaines (Yu 2024), +1,3 à 26 semaines (Rossi 2024). Lui associer la toxine botulique (+2,06 contre +1,33) ou le finastéride topique (+2 contre +1,3, Rossi 2024) fait mieux ; le laser erbium-YAG (+1,27 contre +0,93) et la cétirizine (+1,06 contre +1) non.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, mais aucun ne compare le minoxidil 5 % au placebo : il y sert de bras de référence. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : les quatre essais sont à risque de biais élevé (ouverts, petits effectifs, évaluation peu standardisée). Caractère indirect : les échelles d'évolution de -3 à +3 ne sont pas définies de la même façon d'un essai à l'autre, et l'absence de placebo empêche de séparer l'effet du minoxidil de l'évolution naturelle.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes surtout ; un essai inclut 14 femmes sur 62. Suivi de 16 à 26 semaines. Les points d'un essai ne se convertissent pas dans l'échelle d'un autre.

Combien de cheveux le minoxidil 5 % fait-il gagner au cm² ?
Preuves modéréesRésultats mixtes5 essais, 777 participants

Le minoxidil 5 % fait gagner des cheveux au cm² : +23,1 et +21,5 cheveux par cm² en 16 semaines avec deux formulations, contre +7,3 et +6,2 sous excipient (Blume-Peytavi 2019) ; +22,3 contre +17,2 sous minoxidil 1 % (Tsuboi 2009) ; +8,83 contre -0,78 sans traitement à 26 semaines (Mahé 2021). Dans l'essai de Pumthong 2012, le gain de +31,32 ne diffère pas significativement du placebo. Ajouter du finastéride topique 0,1 % n'apporte pas de différence significative en 12 semaines (+35,8 contre +32,8, Lubis 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés chez l'homme. Dégradé d'un niveau pour incohérence : l'essai le plus solide trouve un gain net sur l'excipient (Blume-Peytavi 2019) et un autre un avantage sur le 1 %, mais dans l'essai de Pumthong 2012 le gain ne diffère pas significativement du placebo. Les deux derniers essais comparent le minoxidil à une association ou à l'absence de traitement, sans placebo.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes de 18 à 65 ans, dont des hommes japonais et indonésiens. Suivi de 12 à 26 semaines. Dans l'essai de Blume-Peytavi 2019, seules de petites zones du cuir chevelu sont traitées.

Le minoxidil 5 % épaissit-il les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats mixtes4 essais, 104 participants

Sous minoxidil 5 % seul, le diamètre des cheveux augmente dans trois essais sur quatre : de 34,8 à 37,4 µm en 18 semaines (Shin 2007), de 52 à 66 µm en 22 semaines (Yu 2018), de 51,16 à 65,32 µm en 24 semaines (Suchonwanit 2019). Il baisse au contraire de 53,92 à 50,58 µm en 36 semaines dans l'essai de Masoud 2020, où l'association avec une solution végétale le soir fait mieux (de 52,75 à 62,67 µm). Lui associer un microneedling par radiofréquence (de 53 à 71 µm) ou un laser erbium-verre (de 50,93 à 67,28 µm) épaissit davantage les cheveux ; la trétinoïne n'apporte rien de significatif.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, dont trois à demi-crâne ou ouverts, et aucun ne compare le minoxidil 5 % au placebo sur ce critère. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais (deux essais à risque élevé, 19 à 31 hommes par essai) et pour caractère indirect (pas de placebo). Les mesures de départ vont de 35 à 54 µm selon l'appareil, ce qui interdit de comparer les gains entre essais.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans, dont un essai chinois. Suivi de 18 à 36 semaines.

Les hommes sous minoxidil 5 % se trouvent-ils améliorés, et plus que sous placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants5 essais, 524 participants

Les hommes sous minoxidil 5 % se trouvent plus souvent améliorés que sous placebo : 70,6 % contre 42,4 % à 16 semaines (Olsen 2007), et 33,3 % contre 20,6 % à l'avant du crâne, 39,4 % contre 20,6 % au vertex à 24 semaines (Hillmann 2015,016 et 0,027). Face à la cétirizine topique 1 %, 58 % contre 31 % à 16 semaines (Hossein Mostafa 2021). Dans une série iranienne sans groupe témoin, 64,3 % puis 75 % se disent améliorés à 16 et 24 semaines (Hasanzadeh 2016). Dans une comparaison non randomisée, 20 % des hommes sous minoxidil 5 % seul jugent leur amélioration supérieure à 50 % (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, une série et une comparaison non randomisée. Non dégradé : les deux essais contre placebo, en double aveugle, trouvent un écart net et significatif dans le même sens, dont un à faible risque de biais sur 352 hommes. Le placebo améliore lui aussi une part importante des hommes (jusqu'à 42,4 %), ce qui rappelle la part subjective de ce critère.

Hommes de 18 à 66 ans, alopécie du vertex et de l'avant du crâne. Suivi de 16 à 24 semaines.

Quelle part des patients répond au minoxidil 5 %, et fait-il aussi bien que le finastéride ?
Preuves très faiblesRésultats mixtes3 essais, 215 participants

Les taux de réponse sous minoxidil 5 % vont de 38,5 % à 90 % selon les essais et la définition retenue : 52 % à un an (Arca 2004), 38,5 % à 13 semaines puis 59 % à un an chez des hommes chinois (Hu 2015), 90 % à un an (Abdel-Raouf 2021). Dans les deux premiers essais, le finastéride oral 1 mg fait mieux à un an (80 % contre 52 % ; 80,5 % contre 59 %). Ajouter de la spironolactone topique 1 % fait légèrement mieux (100 % contre 90 %), et la spironolactone seule fait jeu égal (80 %).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, tous à risque de biais élevé. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : essais ouverts, évaluation non standardisée. Caractère indirect : aucune comparaison au placebo. Incohérence : la définition de la réponse change d'un essai à l'autre, d'où des taux allant de 38,5 % à 90 %.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect, incohérence.

Hommes de 18 à 50 ans, dont des hommes chinois ; un essai inclut 21 femmes sur 60. Suivi de 13 semaines à un an.

Le minoxidil 5 % fait-il démanger le cuir chevelu ?
Preuves modéréesRésultats mixtes9 essais, 1369 participants

Sous minoxidil 5 %, les démangeaisons touchent quelques pourcents des patients dans les grands essais contre placebo : 4 % contre aucun cas (Olsen 2002), 5 % contre 3 % chez la femme (Lucky 2004), 4,4 % contre 1,2 % avec la mousse (Olsen 2007). Les petits essais en rapportent beaucoup plus : 4 sur 32 (Balasundaram 2023), 15 % (Hossein Mostafa 2021), 4 sur 12 (Masoud 2020) 7 sur 20 (Lubis 2025) et 10 femmes sur 15 en 12 semaines (Hunter 2019) ; 2 hommes sur 15 dans une comparaison non randomisée (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : huit essais randomisés et une comparaison non randomisée. Dégradé d'un niveau pour incohérence : les trois grands essais contre placebo trouvent quelques pourcents de démangeaisons, un peu plus que sous placebo, alors que les petits essais en rapportent jusqu'à un tiers des patients. La façon de recueillir l'effet et la formulation utilisée expliquent sans doute une partie de l'écart.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes surtout, et femmes dans les essais de Lucky 2004 et de Hunter 2019. Suivi de 12 semaines à un an.

Le minoxidil 5 % donne-t-il des maux de tête ?
Preuves modéréesRésultats concordants5 essais, 952 participants

Les maux de tête restent peu fréquents sous minoxidil 5 % : 3 % contre 1 % sous placebo à un an (Olsen 2002), 2 % contre aucun cas chez la femme (Lucky 2004). Les petits essais en rapportent davantage : 4 sur 32 (Balasundaram 2023), 2 sur 12 (Masoud 2020), et 11,1 % contre 25 % sous minoxidil 10 % (Ghonemy 2021).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour imprécision : peu de cas dans les essais contre placebo (5 contre 1, 3 contre 0). Tous retrouvent quelques maux de tête, un peu plus fréquents sous minoxidil 5 % que sous placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes surtout, et femmes dans l'essai de Lucky 2004. Suivi de six mois à un an.

Le minoxidil 5 % irrite-t-il le cuir chevelu ?
Preuves faiblesRésultats concordants6 essais, 270 participants

Une irritation du cuir chevelu survient chez une minorité de patients sous minoxidil 5 % : 4 % en un an (Arca 2004), 2 sur 14 (Hasanzadeh 2016), 2 sur 31 (Mokhtari 2026), 4 sur 14 (Shin 2007, contre 5 sur 15 quand on y ajoute de la trétinoïne), et 22,2 % dans un essai où le minoxidil 10 % irrite tous les patients (100 %, Ghonemy 2021) ; 1 homme sur 15 dans une comparaison non randomisée (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, une série et une comparaison non randomisée, mais aucune étude ne compare au placebo sur ce critère. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : cinq études sur six sont à risque de biais élevé. Imprécision : quelques cas par bras.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes surtout ; un essai inclut 14 femmes sur 62. Suivi de 16 semaines à un an. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne ?
Preuves modéréesRésultats mixtes5 essais, 696 participants

Chez la femme, le minoxidil 5 % fait pousser des poils hors du cuir chevelu chez près d'une sur deux : 46 % contre 16 % sous placebo en un an (Lucky 2004, 71 sur 153 contre 12 sur 74) ; sur 12 semaines seulement, 1 femme sur 15 a une pilosité accrue du visage (Hunter 2019). Chez l'homme, c'est plus rare : 0,3 % dans un essai chinois (Hu 2015), 22,2 % contre 37,5 % sous minoxidil 10 % (Ghonemy 2021), 1 cas contre 2 sous minoxidil oral 1 mg dans un essai mixte (Asilian 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour risque de biais : quatre des cinq essais sont à risque de biais élevé. Le seul essai contre placebo, chez la femme, trouve un excès net. Les écarts entre essais tiennent surtout au sexe des patients : l'effet est fréquent chez la femme, rare chez l'homme.

Niveau abaissé pour : risque de biais.

Le seul essai contre placebo porte sur des femmes de 18 à 49 ans. Suivi de 12 semaines à un an.

Arrête-t-on souvent le minoxidil 5 % à cause d'un effet indésirable ?
Preuves faiblesRésultats concordants4 essais, 242 participants

Peu de patients arrêtent le minoxidil 5 % pour un effet indésirable : aucun sur 25 en un an (Arca 2004), 2,1 % de 130 hommes chinois (Hu 2015), 1 sur 17 (Hasanzadeh 2016), et 6 des 45 hommes entrés dans un prolongement de deux ans (Kanti 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et deux séries, tous à risque de biais élevé, et aucun ne compare au placebo sur ce critère. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et pour caractère indirect. Toutes les études trouvent peu d'arrêts.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes de 18 à 70 ans, suivis de six mois à deux ans. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % peut-il provoquer une allergie de contact ?
Preuves modéréesRésultats concordants4 essais, 887 participants

L'eczéma de contact touche quelques patients sous minoxidil 5 % : 6 % contre aucun sous placebo à un an (Olsen 2002, 10 sur 157 contre 0 sur 78), 3,3 % contre 2 % sous minoxidil 1 % (Tsuboi 2009), 5,5 % dans un essai chinois (Hu 2015) et 1 sur 32 (Balasundaram 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, dont un à faible risque de biais contre placebo. Dégradé d'un niveau pour imprécision : quelques cas par bras. Tous retrouvent des cas, et l'essai contre placebo n'en trouve aucun sous placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 50 ans, dont des hommes japonais et chinois. Suivi de six mois à un an.

Le minoxidil 5 % assèche-t-il le cuir chevelu ?
Preuves très faiblesRésultats concordants3 essais, 128 participants

Une sécheresse du cuir chevelu est rapportée chez 10 % des patients (Hossein Mostafa 2021), 3 sur 32 (Balasundaram 2023) et 2 sur 12 (Masoud 2020) sous minoxidil 5 %, sans comparaison au placebo.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, mais petits, dont deux à risque de biais élevé, et aucun ne compare au placebo. Dégradé de trois niveaux, pour risque de biais, imprécision (2 à 3 cas par bras) et caractère indirect.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans. Suivi de quatre à neuf mois.

La mousse de minoxidil 5 % une fois par jour fait-elle aussi bien que la solution à 2 % chez la femme ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 133 participants

Chez la femme, la mousse de minoxidil 5 % appliquée une fois par jour augmente la densité de 16,2 % en 24 semaines, autant que la solution à 2 % deux fois par jour (+13,8 %) (Blume-Peytavi 2011). Elle fait mieux que trois séances de PRP : +22,7 % contre +7,7 % en 12 semaines (Bruce 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, à risque de biais modéré. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (18 à 57 femmes par bras) et pour caractère indirect : aucun placebo, la mousse étant comparée à la solution à 2 % dans l'un et au PRP dans l'autre.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Femmes adultes atteintes d'alopécie androgénétique. Suivi de 12 à 24 semaines.

Sous minoxidil 5 % seul, la densité de cheveux épais augmente-t-elle ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 58 participants

Sous minoxidil 5 % seul, la densité de cheveux épais passe de 18,8 à 38 par cm² en 12 semaines, puis 43,2 à 24 semaines ; lui associer des facteurs de croissance concentrés fait mieux (de 18 à 48,8 puis 56,6,04 et 0,035) (Tan 2021). Dans un autre essai, l'ajout de finastéride topique ne change pas significativement ce critère (Rossi 2024).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, petits (11 à 16 hommes par bras), dont un à risque de biais élevé, où le minoxidil 5 % sert de comparateur. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision et caractère indirect (pas de placebo).

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Hommes jeunes (âge moyen de 24 et 31 ans selon l'essai). Suivi de trois à six mois.

L'investigateur juge-t-il que le minoxidil 5 % apporte un bénéfice ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle de 0 à 100, l'investigateur juge le bénéfice à 33,7 sous minoxidil 5 % contre 12,6 sous placebo chez l'homme à un an (Olsen 2002), et à 42 contre 30,2 chez la femme (Lucky 2004). Le 5 % ne fait pas significativement mieux que le 2 % sur ce critère.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo, l'un chez l'homme, l'autre chez la femme. Non dégradé : les deux trouvent un bénéfice significatif.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Les patients jugent-ils que le minoxidil 5 % leur apporte un bénéfice ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle de 0 à 100, les hommes jugent le bénéfice à 50,5 sous minoxidil 5 % contre 26,1 sous placebo à un an (Olsen 2002), les femmes à 60 contre 41,8 (Lucky 2004). Le 5 % est mieux jugé que le 2 % dans les deux essais (004 chez l'homme,029 chez la femme).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : les deux trouvent un bénéfice net, et un avantage sur le 2 %.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Les patients sous minoxidil 5 % trouvent-ils leur cuir chevelu mieux couvert ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle où 50 signifie « inchangé », les hommes notent la couverture à 62 sous minoxidil 5 % contre 51 sous placebo à un an (Olsen 2002), les femmes à 68,1 contre 58,3 (Lucky 2004). Le 5 % est mieux noté que le 2 % chez l'homme, sans différence significative chez la femme.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : les deux trouvent un écart significatif avec le placebo.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Le minoxidil 5 % stabilise-t-il la chute ?
Preuves très faiblesRésultats mixtes2 essais, 57 participants

La part d'hommes dont l'état se stabilise sous minoxidil 5 % varie beaucoup : 75 % en 16 semaines, contre 50 % sous cétirizine topique, sans différence significative (Hossein Mostafa 2021), mais 21,4 % dans une série iranienne (Hasanzadeh 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai, bas pour la série, tous deux à risque de biais élevé et sans placebo. Dégradé jusqu'à très faible : risque de biais, effectifs de 12 à 18 hommes, et des taux très différents d'une étude à l'autre.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 49 ans. Suivi de quelques mois. Aucune comparaison au placebo.

Les patients sous minoxidil 5 % sont-ils très satisfaits ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 110 participants

Peu de patients sous minoxidil 5 % se disent très satisfaits : 3 sur 17 à 26 semaines, contre 6 sur 28 sous minoxidil oral 1 mg, sans différence significative (Asilian 2023), et 1 femme sur 15, contre 7 sur 15 quand on y associe un casque à LED (Esmat 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, mais à risque de biais élevé et petits (15 à 28 patients par bras), où le minoxidil 5 % sert de comparateur. Dégradé jusqu'à très faible pour risque de biais et imprécision.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 56 ans. Suivi de quatre à six mois.

Sur un score dermoscopique, le minoxidil 5 % seul améliore-t-il les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 92 participants

Sur un score dermoscopique en 7 points, le minoxidil 5 % seul améliore de 0,8 point en 26 semaines, moins qu'avec un laser erbium-YAG associé (1,53) (Mokhtari 2023), et de 0,65 point en 16 semaines, autant qu'avec la cétirizine associée (0,68) (Mokhtari 2026).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais élevé, où le minoxidil 5 % sert de comparateur. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes surtout, et 14 femmes dans l'essai de 2026. Suivi de quatre à six mois.

Dans la pelade, le minoxidil 5 % fait-il repousser les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 137 participants

Dans la pelade sévère, une repousse apparaît chez 54 % des patients sous minoxidil 5 % contre 14 % sous placebo en 12 semaines (Fiedler-Weiss 1986, 14 sur 26 contre 3 sur 21) ; à 60 semaines, 85 % des patients traités répondent, et le 5 % fait mieux que le 1 % (88 % contre 50 %). Dans un autre essai, le minoxidil 5 % fait aussi mieux que le placebo à 12 semaines (El Taieb 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, à risque de biais élevé. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (21 à 26 patients par bras dans l'essai chiffré). Les deux trouvent un avantage significatif sur le placebo à 12 semaines.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Enfants et adultes de 8 à 52 ans, pelade sévère ou en plaques. Suivi de 12 à 60 semaines. La pelade repousse parfois d'elle-même, d'où l'intérêt du placebo.

L'investigateur voit-il le cuir chevelu mieux couvert sous minoxidil 5 % ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle de couverture de 0 à 100, l'investigateur note une progression de 12,3 points sous minoxidil 5 % contre 2,5 sous placebo chez l'homme à un an (Olsen 2002), et de 11,7 contre 2,2 chez la femme (Lucky 2004). Chez l'homme, le 5 % fait mieux que le 2 % (7 points) ; chez la femme, pas de différence (10,3 points).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : les deux trouvent un écart significatif avec le placebo.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Le minoxidil 5 % augmente-t-il la masse de cheveux (largeur cumulée), et cela dure-t-il ?
Preuves modéréesConcordance non évaluable1 essai, 70 participants

La largeur cumulée des cheveux, qui reflète à la fois leur nombre et leur épaisseur, progresse sous mousse de minoxidil 5 % : +1,9 contre +0,27 mm par cm² à l'avant du crâne et +1,59 contre +0,24 au vertex à 16 semaines (Hillmann 2015), puis +0,9 contre +0,07 et +0,93 contre -0,01 à 24 semaines (017 et 0,016). Dans le prolongement ouvert, le gain s'efface : -0,58 et -0,37 à 80 semaines, +0,3 et +0,24 à 104 semaines (Kanti 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé en double aveugle contre placebo et son prolongement ouvert, soit un seul essai. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 70 hommes, 13 à 17 encore mesurés dans le prolongement. La concordance n'est pas évaluable sur un seul essai.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 70 ans, alopécie de l'avant du crâne et du vertex. Suivi jusqu'à deux ans, sans placebo après 24 semaines.

Dans la pelade, le minoxidil 5 % provoque-t-il des allergies de contact ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 423 participants

L'eczéma de contact reste rare sous minoxidil 5 % dans la pelade : 1 cas sur 60 semaines de suivi (Fiedler-Weiss 1986), et 2 patients sur 188 en 12 semaines (Ghafoor 2024).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais élevé, sans placebo pour ce critère. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (1 à 2 cas).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Enfants et adultes de 8 à 52 ans atteints de pelade. Suivi de trois mois à plus d'un an.

Le minoxidil 5 % provoque-t-il une chute passagère au début du traitement ?
Preuves faiblesRésultats mixtes2 essais, 105 participants

Une chute passagère en début de traitement est rapportée chez 4 patients sur 32 sous minoxidil 5 %, contre 3 sur 33 sous minoxidil oral 1 mg (Asilian 2023), et chez 40 % des hommes, contre 35 % avec le finastéride topique associé (Lubis 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, l'un à risque de biais élevé, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (20 à 33 patients par bras).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 56 ans. Suivi de trois à six mois.

Le minoxidil 5 % en lotion a-t-il des effets sur le cœur ou la tension ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Les effets cardiovasculaires ne sont pas plus fréquents sous minoxidil 5 % que sous placebo : 1 % contre 4 % chez l'homme à un an (Olsen 2002, 2 sur 157 contre 3 sur 78), et 1 % contre 3 % chez la femme (Lucky 2004, 2 sur 153 contre 2 sur 74).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 2 à 3 cas par bras. Aucun excès sous minoxidil.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Le minoxidil 5 % entraîne-t-il plus d'effets indésirables que le placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants3 essais, 461 participants

La part d'hommes rapportant au moins un effet indésirable est la même sous mousse de minoxidil 5 % et sous placebo : 45,6 % contre 46,5 % à 16 semaines (Olsen 2007). Face à trois séances de PRP, 37 % contre 53 %, sans différence significative (Balasundaram 2023). Dans une comparaison non randomisée, 4 hommes sur 15 sous minoxidil 5 % seul en signalent un (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et une comparaison non randomisée, dont un en double aveugle contre placebo à faible risque de biais (352 hommes). Non dégradé : ce grand essai trouve exactement le même taux dans les deux bras.

Hommes de 18 à 50 ans. Suivi de quatre à six mois dans les essais randomisés.

Combien d'hommes ont un effet indésirable attribué au minoxidil 5 % ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 652 participants

Les effets indésirables attribués au traitement touchent 7 % des hommes sous mousse de minoxidil 5 %, contre 6,7 % sous placebo à 16 semaines (Olsen 2007), et 8,7 % contre 5,3 % sous minoxidil 1 %, sans différence significative (Tsuboi 2009).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle, dont un contre placebo à faible risque de biais. Non dégradé : le taux sous minoxidil 5 % est proche de celui du placebo, et proche de celui du 1 %.

Hommes de 18 à 49 ans, dont des hommes japonais. Suivi de quatre à six mois.

Le minoxidil 5 % donne-t-il des pellicules ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 59 participants

Des pellicules apparaissent chez 8 hommes sur 19 sous minoxidil 5 % (Yu 2018) et chez 20 % des hommes, contre 45 % quand on y associe du finastéride topique (Lubis 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, l'un à risque de biais élevé, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (19 à 20 hommes par bras).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes chinois et indonésiens. Suivi de trois à six mois.

Le minoxidil 5 % favorise-t-il une dermatite séborrhéique ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 75 participants

Une dermatite séborrhéique apparaît chez quelques hommes sous minoxidil 5 % : 2 sur 15 en six mois dans un essai dont l'autre bras ajoute un laser erbium YAG (Mokhtari 2023), et 1 sur 15 dans une comparaison non randomisée, autant qu'avec le finastéride en plus (1 sur 15) et moins qu'avec finastéride et microneedling (3 sur 15, Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé, complété par une comparaison non randomisée. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : les deux études sont à risque élevé. Imprécision : 1 à 2 cas par groupe. Caractère indirect : aucune ne compare au placebo, seulement à des traitements actifs.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes, alopécie androgénétique. Suivi de six mois dans l'essai, durée non précisée dans l'étude non randomisée. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % une fois par jour fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 172 participants

Appliqué une fois par jour, le minoxidil 5 % fait pousser des poils hors du cuir chevelu chez peu de femmes en 24 semaines : 1 sur 26, contre 7 sur 26 sous minoxidil oral 1 mg (Ramos 2020), et 4 sur 38 au visage, autant qu'avec la spironolactone orale ou le microneedling en plus (5 sur 37 et 5 sur 40, Liang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 1 à 7 cas par bras. Les deux essais trouvent peu de pilosité sous minoxidil local une fois par jour.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Femmes de 18 à 65 ans, alopécie androgénétique féminine Sinclair II à IV ; dans l'essai de Liang, femmes non ménopausées au bilan hormonal normal. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % une fois par jour fait-il démanger le cuir chevelu ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 172 participants

Les démangeaisons du cuir chevelu touchent environ une femme sur cinq sous minoxidil 5 % une fois par jour, en 24 semaines : 5 sur 26 (19 %), contre aucune sous minoxidil oral 1 mg (Ramos 2020), et 8 sur 38, autant qu'avec la spironolactone orale ou le microneedling en plus (8 sur 37 et 9 sur 40, Liang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré. Dégradé d'un niveau pour imprécision : une dizaine de cas par bras au plus. Les deux essais trouvent la même fréquence.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Femmes de 18 à 65 ans, alopécie androgénétique féminine Sinclair II à IV. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Chez la femme, le minoxidil 5 % une fois par jour augmente-t-il la densité des cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 172 participants

Appliqué une fois par jour, le minoxidil 5 % s'accompagne d'un gain d'environ 10 à 13 cheveux par cm² en 24 semaines chez la femme : de 163,2 à 176,3, un peu moins qu'avec le minoxidil oral 1 mg (164,6 à 184,7) mais sans différence significative (Ramos 2020) ; de 101,37 à 111,32, moins qu'en y ajoutant la spironolactone orale (99,14 à 115,89) ou le microneedling (99,68 à 130,00) (Liang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Dégradé de deux niveaux. Caractère indirect : aucun ne compare au placebo, si bien que le gain observé ne peut pas être attribué au seul minoxidil. Risque de biais : l'un des essais est ouvert, l'autre perd une partie de ses patientes.

Niveau abaissé pour : caractère indirect, risque de biais.

Femmes de 18 à 65 ans, alopécie androgénétique féminine Sinclair II à IV ; dans l'essai de Liang, femmes non ménopausées au bilan hormonal normal. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % augmente-t-il le nombre de cheveux sur la zone suivie ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 49 participants

Le nombre de cheveux sur la zone suivie augmente sous minoxidil 5 % dans les deux études : de 162,85 à 194,58 en 24 semaines dans une série sans groupe témoin (Hasanzadeh 2016,019 contre le départ), et de 122,3 à 170,5 en 32 semaines dans un petit essai (Farouk Sakr 2013), où le nombre passe de 139,8 à 82,9 sous placebo, une chute invraisemblable qui rend la comparaison inutilisable.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé, complété par une série sans groupe témoin. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : la série n'a pas de témoin et l'essai donne sous placebo une chute invraisemblable. Imprécision : 11 et 14 patients analysés. Caractère indirect : la surface de la zone suivie n'est pas précisée, les nombres ne se comparent pas d'une étude à l'autre.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 44 ans, alopécie androgénétique débutante à modérée. Surface de la zone non précisée dans les deux études.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées2 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Mahe 2021 · Lasers Surg Med
Essai randomisé contrôlé, 130 participants

PubMedDOI 10.1002/lsm.23398

Fiabilité limitéeHommes 20 à 50 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai monocentrique randomise et ouvert (130 hommes, 112 analyses) : LED pulsee GentleWaves avec minoxidil 2 %, minoxidil 5 % seul ou aucun traitement, 6 mois ; photographies jugees par un clinicien en aveugle. Analyse d'equivalence sans p : a 6 mois, gain de 14,6 cheveux/cm2 sous LED et minoxidil 2 %, 8,8 sous minoxidil 5 % et -0,8 sans traitement ; les deux traitements depassent le temoin (intervalles de confiance hors de zero), sans difference entre eux. La premiere partie de l'article porte sur des marqueurs d'inflammation. Etude et dispositif L'Oreal ; l'auteur principal est salarie et inventeur de brevets du groupe.

Financé par L'Oreal (proprietaire du dispositif GentleWaves).

Gong 2018 · J Cosmet Laser Ther
Essai randomisé contrôlé, 30 participants

PubMedDOI 10.1080/14764172.2017.1341046

Fiabilité limitéeHommes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Pilote randomise (table de nombres aleatoires, stratifie sur le stade) de 30 hommes en trois bras de 10 : minoxidil 5 % avec seance hebdomadaire de JetPeel, minoxidil 5 % seul, aucun traitement ; 3 mois, sans aveugle decrit. Nombre de cheveux compte au trichoscope sur un champ dont la surface n'est pas donnee : +18,2 contre +10,4 contre -0,8 sans traitement ; diametre exprime en millimetres, d'ou un claim sans valeur. Le JetPeel fait aussi reagir plus vite le jugement des dermatologues.

Populations étudiées2 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 20 à 50 ans

Hommes de 20 a 50 ans, alopecie androgenetique Hamilton-Norwood II a III vertex, densite de depart 200 a 350 cheveux/cm2

Lasers Surg Med 2021, 4 indicateurs

Hommes

Hommes, alopecie androgenetique Hamilton-Norwood II a V

J Cosmet Laser Ther 2018, 3 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.