Dutastéride topique 0,05 % face à Placebo

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Un seul petit essai randomisé à risque de biais modéré (Panuganti 2025), chez des hommes de 20 à 60 ans atteints d'alopécie androgénétique, a comparé le dutastéride topique 0,05 % à un placebo. À 24 semaines, le gain atteint +75,52 cheveux par cm² sous dutastéride contre +0,07 sous placebo, sans que l'écart soit testé. Ce résultat isolé reste un indice à confirmer.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux gagnés par cm²Le nombre de cheveux gagnés sur un centimètre carré entre le début et la fin du traitement. Un gain de 20 à 30 cheveux par cm² en six mois est ce que le minoxidil obtient d'ordinaire dans les essais. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes 20 à 60 ansMesuré au vertexComparaison directe, même essai
Dutastéride topique 0,05 %29 participants
+75,52cheveux par cm²
Placebo15 participants
+0,07cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Panuganti 2025, 6 mois) : +75,52 cheveux par cm² contre +0,07 cheveux par cm², soit un écart de 75,45 cheveux par cm², en faveur de Dutastéride topique 0,05 %. L'article ne teste pas cet écart.

FAQ

1 question

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

La solution topique de dutastéride fait-elle mieux que le finastéride oral pour la repousse des cheveux, et peut-on s'y fier ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable1 essai, 58 participants

Dans le seul essai qui les compare directement, la solution topique de dutastéride à 0,05 % fait gagner 34,3 cheveux par cm² de plus que le finastéride oral à 1 mg après six mois. Le résultat est significatif, mais il repose sur un unique essai de phase II portant sur 29 patients par groupe, conduit et rédigé par le fabricant de la solution testée. Il indique une piste prometteuse, pas une supériorité établie.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé en double aveugle, avec randomisation confiée à un tiers et deux comparateurs, un placebo et le finastéride oral en contrôle actif. Le critère principal est un comptage par macrophotographie, donc objectif, et la comparaison est frontale, les deux bras appartenant au même essai. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : les sept auteurs sont salariés de Shilpa Medicare, qui fabrique la solution testée, ce qui constitue le conflit d'intérêts maximal sur un produit en développement ; et l'article annonce un effet dose-dépendant que ses propres chiffres contredisent, le dosage à 0,01 % faisant mieux que celui à 0,02 %. Imprécision : 29 patients par bras dans une phase II, une seule étude, et aucun intervalle de confiance publié pour l'écart entre les deux traitements. La concordance n'est pas évaluable sur une seule étude.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Ce dutastéride topique est un produit en développement, non commercialisé : il ne peut pas être prescrit aujourd'hui. Les données portent sur des hommes de 20 à 60 ans atteints d'alopécie androgénétique, suivis six mois seulement. Rien n'est connu au-delà, ni sur la tolérance à long terme, ni chez la femme.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Panuganti 2025 · Cureus
Essai randomisé contrôlé, 29 participants

DOI 10.7759/cureus.89309

Réserves méthodologiquesHommes 20 à 60 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Devis solide : randomisation confiée à un tiers (Bilcare Research), double aveugle, et deux comparateurs, un placebo et le finastéride 1 mg oral en contrôle actif. Le critère principal est un comptage par macrophotographie, donc objectif. Trois réserves. La totalité des auteurs est salariée de Shilpa Medicare, qui fabrique la solution testée : conflit d'intérêts maximal sur un produit en développement. Les bras sont petits pour une phase II à cinq groupes, de 15 à 29 patients, le bras placebo n'en comptant que 15. Enfin l'article annonce un effet « dose-dépendant » que ses propres chiffres ne soutiennent pas : 0,01 % donne +32,32 et 0,02 % seulement +27,48. Seul le 0,05 % se détache nettement.

Financé par Shilpa Medicare, fabricant de la solution de dutastéride testée.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 20 à 60 ans

hommes 20-60 ans, alopécie androgénétique

Cureus 2025, 4 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.