Finastéride oral 1 mg face à Placebo

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 14 essais.

En bref

Le finastéride oral 1 mg a été comparé au placebo dans 13 essais, et son efficacité chez l'homme repose sur des preuves élevées. À un an, il fait gagner +86 cheveux sur une zone test de 5,1 cm² quand les hommes sous placebo en perdent 21, et 48 % des hommes sont améliorés sur photos contre 7 % (66 % contre 7 % à 2 ans), des écarts nettement significatifs (Kaufman 1998, 1553 hommes). Les troubles sexuels sont un peu plus fréquents que sous placebo (4,2 % contre 2,2 %, Kaufman 1998) mais restent rares. Chez la femme ménopausée, aucun bénéfice n'apparaît : -8,7 cheveux par cm² sous finastéride contre -6,6 sous placebo à 1 an, sans que l'écart soit testé (Price 2000).

Efficacité et résultats

13 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

4

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux épais gagnés sur une zone testLes cheveux terminaux, épais et pigmentés, gagnés dans un cercle d'un pouce de diamètre. Le chiffre est ramené au cm² pour se lire comme une densité. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, ramené au cm² depuis une zone de 5,1 cm², à 6 mois (24 semaines)
Hommes 20 à 50 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg179 dans ce groupe · 36,3 sur 5,1 cm²
+7,12cheveux par cm²
Placebo181 dans ce groupe · -17,5 sur 5,1 cm²
-3,43cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Gubelin Harcha 2014, 6 mois) : +7,12 cheveux par cm² contre -3,43 cheveux par cm², soit un écart de 10,55 cheveux par cm², en faveur de Finastéride oral 1 mg. Cet écart est très probablement réel.
Cheveux gagnés par cm²Le nombre de cheveux gagnés sur un centimètre carré entre le début et la fin du traitement. Un gain de 20 à 30 cheveux par cm² en six mois est ce que le minoxidil obtient d'ordinaire dans les essais. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, certains essais comptant sur une autre surface : leur valeur est ramenée au cm²
6 mesures, essais différentsZones du crâne différentes
Kaufman 1998Leyden 1999Price 2000Van Neste 2000Leavitt 2005Panuganti 2025Finastéride oral 1 mgPlacebo
+16,86-4,12+9,6-2-8,7-6,6+7,2-10,1+18,5-13,5+41,21+0,07Kaufman1998Leyden1999Price2000Van Neste2000Leavitt2005Panuganti2025
À 12 mois (52 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg779 dans ce groupe · 86 sur 5,1 cm²
+16,86cheveux par cm²
Placebo774 dans ce groupe · -21 sur 5,1 cm²
-4,12cheveux par cm²
À 12 mois (52 semaines)Leyden 1999mesuré en zone frontaleHommesComparaison directe
Finastéride oral 1 mg166 dans ce groupe · 211 à l'inclusion
+9,6cheveux par cm²
Placebo160 dans ce groupe · 219 à l'inclusion
-2cheveux par cm²
À 12 mois (52 semaines)Price 2000Femmes 41 à 60 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg67 dans ce groupe
-8,7cheveux par cm²
Placebo70 dans ce groupe
-6,6cheveux par cm²
À 12 mois (48 semaines)Van Neste 2000Hommes 18 à 40 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg106 dans ce groupe
+7,2cheveux par cm²
Placebo106 dans ce groupe
-10,1cheveux par cm²
À 12 mois (48 semaines)Leavitt 2005Hommes 20 à 45 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg32 dans ce groupe
+18,5cheveux par cm²
Placebo23 dans ce groupe
-13,5cheveux par cm²
À 6 mois (24 semaines)Panuganti 2025mesuré au vertexHommes 20 à 60 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg29 participants
+41,21cheveux par cm²
Placebo15 participants
+0,07cheveux par cm²
À retenir Mesuré des deux côtés 6 fois, dans 6 essais. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 5 mesures, Placebo dans 1. L'écart est testé dans 4 de ces mesures et probablement réel dans 4. Ces mesures ne portent pas sur la même zone du crâne : en zone frontale, au vertex. Le vertex et le front ne se dégarnissent pas au même rythme et ne répondent pas de la même façon ; leurs chiffres ne se comparent pas directement.
Gain de densité, en pourcentageÉvolution du nombre de cheveux par rapport au départ, en pourcentage : +10 % signifie dix cheveux de plus pour cent cheveux présents au début. Mesuré en %, plus haut est mieux
4 mesures, essais différents
Price 2002Price 2006Finastéride oral 1 mgPlacebo
+12,41 an+3,21 an+9,196 sem-6,396 sem+8,5144 sem-1,6144 sem+7,2192 sem-13192 semPrice2002Price2006
À 12 mois (48 semaines)Price 2002Comparaison directe
Finastéride oral 1 mg28 dans ce groupe
+12,4%
Placebo27 dans ce groupe
+3,2%
À 96 semainesPrice 2002Comparaison directe
Finastéride oral 1 mg22 dans ce groupe
+9,1%
Placebo14 dans ce groupe
-6,3%
À 144 semainesPrice 2006Comparaison directe
Finastéride oral 1 mg18 dans ce groupe
+8,5%
Placebo10 dans ce groupe
-1,6%
À 192 semainesPrice 2006Comparaison directe
Finastéride oral 1 mg15 dans ce groupe
+7,2%
Placebo9 dans ce groupe
-13%
À retenir Mesuré des deux côtés 4 fois, dans 2 essais. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 4 mesures, Placebo dans 0. L'écart est testé dans 4 de ces mesures et probablement réel dans 3.
Masse de cheveux produiteLes cheveux d'une petite zone sont coupés ras toutes les 6 semaines puis pesés : le poids reflète à la fois le nombre de cheveux, leur épaisseur et leur vitesse de pousse. Mesuré en %, plus haut est mieux
4 mesures, essais différents
Price 2002Price 2006Finastéride oral 1 mgPlacebo
+20,41 an-5,21 an+21,596 sem-14,296 sem+19,5144 sem-14,8144 sem+21,6192 sem-24,5192 semPrice2002Price2006
À 12 mois (48 semaines)Price 2002Comparaison directe
Finastéride oral 1 mg28 dans ce groupe
+20,4%
Placebo27 dans ce groupe
-5,2%
À 96 semainesPrice 2002Comparaison directe
Finastéride oral 1 mg22 dans ce groupe
+21,5%
Placebo14 dans ce groupe
-14,2%
À 144 semainesPrice 2006Comparaison directe
Finastéride oral 1 mg18 dans ce groupe
+19,5%
Placebo10 dans ce groupe
-14,8%
À 192 semainesPrice 2006Comparaison directe
Finastéride oral 1 mg15 dans ce groupe
+21,6%
Placebo9 dans ce groupe
-24,5%
À retenir Mesuré des deux côtés 4 fois, dans 2 essais. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 4 mesures, Placebo dans 0. L'écart est testé dans 4 de ces mesures et probablement réel dans 4.

Où en est le cycle de pousse

3

Un cheveu alterne pousse, repos et chute. Ces critères disent où en est la chevelure dans ce cycle.

Cheveux en pousseVariation du nombre de cheveux en phase de croissance sur un cm² repéré du cuir chevelu. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 12 mois (48 semaines)
Hommes 18 à 40 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg106 dans ce groupe
+18cheveux par cm²
Placebo106 dans ce groupe
-9cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Van Neste 2000, 12 mois) : +18 cheveux par cm² contre -9 cheveux par cm², soit un écart de 27 cheveux par cm², en faveur de Finastéride oral 1 mg. Cet écart est très probablement réel.
Équilibre pousse et reposVariation en pourcentage du rapport entre cheveux en croissance et cheveux au repos : plus il monte, plus le cycle est favorable. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 12 mois (48 semaines)
Hommes 18 à 40 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg106 dans ce groupe
+33%
Placebo106 dans ce groupe
-9%
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Van Neste 2000, 12 mois) : +33 % contre -9 %, soit un écart de 42 %, en faveur de Finastéride oral 1 mg. Cet écart est très probablement réel.
Part des cheveux qui poussent, en %Sur cent cheveux, combien sont en train de pousser. Le reste se repose ou va tomber. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 12 mois (48 semaines)
Hommes 18 à 40 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg106 dans ce groupe · 62 à l'inclusion
68%
Placebo106 dans ce groupe · 60 à l'inclusion
58%
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Van Neste 2000, 12 mois) : 68 % contre 58 %, soit un écart de 10 %, en faveur de Finastéride oral 1 mg. Cet écart est très probablement réel.

Ce qu'en disent médecins et patients

5

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Amélioration jugée par le médecinNote d'amélioration donnée par le médecin de l'essai, sur une échelle propre à l'étude. Plus elle est haute, plus il juge la chevelure améliorée ; les échelles diffèrent d'un essai à l'autre. Mesuré en points, plus haut est mieux
2 mesuresZones du crâne différentes
Gubelin Harcha 2014Finastéride oral 1 mgPlacebo
1,070,360,880,3Gubelin Harcha2014
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014mesuré au vertexHommes 20 à 50 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg179 dans ce groupe
1,07points
Placebo181 dans ce groupe
0,36points
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014mesuré en zone frontaleHommes 20 à 50 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg179 dans ce groupe
0,88points
Placebo181 dans ce groupe
0,3points
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 1 essai. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 2 mesures, Placebo dans 0. L'écart est testé dans 2 de ces mesures et probablement réel dans 2. Ces mesures ne portent pas sur la même zone du crâne : au vertex, en zone frontale. Le vertex et le front ne se dégarnissent pas au même rythme et ne répondent pas de la même façon ; leurs chiffres ne se comparent pas directement.
Amélioration ressentie par le patientNote donnée par le patient lui-même à l'évolution de sa chevelure, sur une échelle propre à l'essai. Plus elle est haute, plus il se juge amélioré. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes 20 à 50 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg179 dans ce groupe
2,5points
Placebo181 dans ce groupe
1,1points
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Gubelin Harcha 2014, 6 mois) : 2,5 points contre 1,1 points, soit un écart de 1,4 points, en faveur de Finastéride oral 1 mg. Cet écart est très probablement réel.
Patients améliorés sur photos, jugées à l'aveuglePart des patients dont la chevelure paraît améliorée quand des experts comparent les photos d'avant et d'après, sans savoir quel traitement chacun a reçu. Mesuré en %, plus haut est mieux
9 mesures, essais différentsZones du crâne différentes
Kaufman 1998Price 2000Leavitt 2005Olsen 2012Finastéride oral 1 mgPlacebo
481 an71 an662 ans72 ans1116946739454431521081Kaufman1998Price2000Leavitt2005Olsen2012
À 12 mois (52 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg779 dans ce groupe
48% des patients
Placebo774 dans ce groupe
7% des patients
À 24 mois (104 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg535 dans ce groupe
66% des patients
Placebo60 dans ce groupe
7% des patients
À 12 mois (52 semaines)Price 2000Femmes 41 à 60 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg67 dans ce groupe
11% des patients
Placebo70 dans ce groupe
16% des patients
À 12 mois (48 semaines)Leavitt 2005Hommes 20 à 45 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg33 dans ce groupe
94% des patients
Placebo27 dans ce groupe
67% des patients
À 24 mois (104 semaines)Olsen 2012mesuré au vertexHommes 18 à 60 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg258 dans ce groupe
39% des patients
Placebo117 dans ce groupe
4% des patients
À 24 mois (104 semaines)Olsen 2012mesuré en zone frontaleHommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg467 dans ce groupe
54% des patients
Placebo48 dans ce groupe
4% des patients
À 24 mois (104 semaines)Olsen 2012mesuré en zone frontaleHommes 41 à 60 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg258 dans ce groupe
31% des patients
Placebo117 dans ce groupe
5% des patients
À 24 mois (104 semaines)Olsen 2012mesuré en zone frontaleHommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg463 dans ce groupe
21% des patients
Placebo49 dans ce groupe
0% des patients
À 24 mois (104 semaines)Olsen 2012mesuré en zone frontaleHommes 41 à 60 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg258 dans ce groupe
8% des patients
Placebo117 dans ce groupe
1% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 9 fois, dans 4 essais. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 8 mesures, Placebo dans 1. L'écart est testé dans 7 de ces mesures et probablement réel dans 7. Ces mesures ne portent pas sur la même zone du crâne : au vertex, en zone frontale. Le vertex et le front ne se dégarnissent pas au même rythme et ne répondent pas de la même façon ; leurs chiffres ne se comparent pas directement.
Patients jugés améliorés par leur médecinPart des patients que le médecin de l'essai juge améliorés en les examinant, à la fin du traitement par rapport au début. Mesuré en %, plus haut est mieux
3 mesures, essais différents
Kaufman 1998Price 2000Finastéride oral 1 mgPlacebo
651 an371 an802 ans472 ans6754Kaufman1998Price2000
À 12 mois (52 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg779 dans ce groupe
65% des patients
Placebo774 dans ce groupe
37% des patients
À 24 mois (104 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg535 dans ce groupe
80% des patients
Placebo60 dans ce groupe
47% des patients
À 12 mois (52 semaines)Price 2000Femmes 41 à 60 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg67 dans ce groupe
67% des patients
Placebo70 dans ce groupe
54% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 3 fois, dans 2 essais. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 3 mesures, Placebo dans 0. L'écart est testé dans 2 de ces mesures et probablement réel dans 2.
Patients se jugeant améliorésPart des participants qui, en regardant leurs propres photos avant et après, estiment que leur chevelure est nettement mieux. C'est leur avis, pas celui d'un médecin. Mesuré en %, plus haut est mieux
2 mesures
Kaufman 1998Finastéride oral 1 mgPlacebo
561 an331 an692 ans272 ansKaufman1998
À 12 mois (52 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg779 dans ce groupe
56% des patients
Placebo774 dans ce groupe
33% des patients
À 24 mois (104 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg535 dans ce groupe
69% des patients
Placebo60 dans ce groupe
27% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 1 essai. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 2 mesures, Placebo dans 0. L'écart est testé dans 2 de ces mesures et probablement réel dans 2.

Combien s'améliorent, stagnent ou reculent

1

La répartition des participants entre ceux qui vont mieux, ceux qui ne bougent pas et ceux qui perdent du terrain.

Risque que la perte de cheveux se voie davantageCombien de fois, pour 100 patients suivis un an, un panel de dermatologues a jugé sur photos que la chevelure avait visiblement reculé depuis le départ. Mesuré en événements pour 100 patients-années, plus bas est mieux, à 260 semaines
Hommes 18 à 41 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg645 dans ce groupe
3,1événements pour 100 patients-années
Placebo68 dans ce groupe
26événements pour 100 patients-années
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Kaufman 2008, 260 semaines) : 3,1 événements pour 100 patients-années contre 26 événements pour 100 patients-années, soit un écart de 22,9 événements pour 100 patients-années, en faveur de Finastéride oral 1 mg. Cet écart est très probablement réel.

Effets indésirables

8 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Effets sexuels

4

Ceux que les patients redoutent le plus avant de commencer un inhibiteur de la 5-alpha-réductase.

Baisse de libidoPart des patients qui signalent une baisse du désir sexuel pendant l'essai. Le chiffre du groupe placebo montre ce qui arrive sans le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux. baisse de la libido liee au traitement
3 mesures, essais différents
Kaufman 1998Roberts 1999Gubelin Harcha 2014Finastéride oral 1 mgPlacebo
1,91,31,7351Kaufman1998Roberts1999Gubelin Harcha2014
À 12 mois (52 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg779 dans ce groupe
1,9% des patients
Placebo774 dans ce groupe
1,3% des patients
À 6 mois (26 semaines)Roberts 1999Hommes 18 à 36 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg117 participants
1,7% des patients
Placebo233 participants
3% des patients
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014Hommes 20 à 50 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg179 dans ce groupe
5% des patients
Placebo181 dans ce groupe
1% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 3 fois, dans 3 essais. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 1 mesure, Placebo dans 2. L'écart est testé dans 0 de ces mesures.
Troubles de l'éjaculationMoins de sperme, éjaculation plus difficile ou moins satisfaisante. Distinct de la baisse du désir et des troubles de l'érection, et propre aux traitements qui freinent la transformation de la testostérone. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 12 mois (52 semaines). baisse du volume de l'ejaculat liee au traitement
Hommes 18 à 41 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg779 dans ce groupe
1% des patients
Placebo774 dans ce groupe
0,4% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Kaufman 1998, 12 mois) : 1 % des patients contre 0,4 % des patients, soit un écart de 0,6 % des patients, en faveur de Placebo. L'article ne teste pas cet écart.
Troubles de l'érectionPart des patients qui signalent des difficultés d'érection pendant l'essai. Mesuré en %, plus bas est mieux. dysfonction erectile liee au traitement
2 mesures, essais différents
Kaufman 1998Gubelin Harcha 2014Finastéride oral 1 mgPlacebo
1,40,964Kaufman1998Gubelin Harcha2014
À 12 mois (52 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg779 dans ce groupe
1,4% des patients
Placebo774 dans ce groupe
0,9% des patients
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014Hommes 20 à 50 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg179 dans ce groupe
6% des patients
Placebo181 dans ce groupe
4% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 0 mesure, Placebo dans 2. L'écart est testé dans 0 de ces mesures.
Troubles sexuels rapportés, toutes formesPart des patients qui signalent un trouble sexuel, quel qu'il soit : baisse du désir, troubles de l'érection ou de l'éjaculation. Mesuré en %, plus bas est mieux. effet indesirable sexuel lie au traitement
4 mesures, essais différents
Kaufman 1998Roberts 1999Leyden 1999Van Neste 2000Finastéride oral 1 mgPlacebo
4,22,24,33,4221,90,9Kaufman1998Roberts1999Leyden1999Van Neste2000
À 12 mois (52 semaines)Kaufman 1998Hommes 18 à 41 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg779 dans ce groupe
4,2% des patients
Placebo774 dans ce groupe
2,2% des patients
À 6 mois (26 semaines)Roberts 1999Hommes 18 à 36 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg117 participants
4,3% des patients
Placebo233 participants
3,4% des patients
À 12 mois (52 semaines)Leyden 1999HommesComparaison directe
Finastéride oral 1 mg166 participants
2% des patients
Placebo160 participants
2% des patients
À 12 mois (48 semaines)Van Neste 2000Hommes 18 à 40 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg106 dans ce groupe
1,9% des patients
Placebo106 dans ce groupe
0,9% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 4 fois, dans 4 essais. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 1 mesure, Placebo dans 3. L'écart est testé dans 1 de ces mesures et probablement réel dans 1.

Sur le reste du corps

1

Les effets qui ne se limitent pas à la zone traitée.

Maux de têtePart des participants ayant eu des maux de tête pendant le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 12 mois (52 semaines). cephalees. Taux calculé à partir des effectifs : Finastéride oral 1 mg 5 sur 67, Placebo 11 sur 70
Femmes 41 à 60 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg67 dans ce groupe
7,5% des patients
Placebo70 dans ce groupe
15,7% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Price 2000, 12 mois) : 7,5 % des patients contre 15,7 % des patients, soit un écart de 8,2 % des patients, en faveur de Finastéride oral 1 mg. L'article ne teste pas cet écart.

Tolérance d'ensemble

3

Combien de participants ont signalé un effet quel qu'il soit, et combien ont arrêté à cause de lui.

Au moins un effet indésirablePart des participants ayant signalé au moins un effet indésirable, quel qu'il soit. Ce chiffre regroupe le bénin et le gênant, il ne dit donc pas à lui seul la gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux. au moins un effet indesirable clinique
2 mesures, essais différents
Price 2000Gubelin Harcha 2014Finastéride oral 1 mgPlacebo
79,178,65352Price2000Gubelin Harcha2014
À 12 mois (52 semaines)Price 2000Femmes 41 à 60 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg67 dans ce groupe
79,1% des patients
Placebo70 dans ce groupe
78,6% des patients
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014Hommes 20 à 50 ansComparaison directe
Finastéride oral 1 mg179 dans ce groupe
53% des patients
Placebo181 dans ce groupe
52% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Finastéride oral 1 mg obtient le chiffre le plus favorable dans 0 mesure, Placebo dans 2. L'écart est testé dans 0 de ces mesures.
Effets indésirables attribués au traitementLa part des patients ayant eu au moins un effet indésirable que les investigateurs attribuent au traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). effet indesirable lie au traitement
Hommes 20 à 50 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg179 dans ce groupe
20% des patients
Placebo181 dans ce groupe
15% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Gubelin Harcha 2014, 6 mois) : 20 % des patients contre 15 % des patients, soit un écart de 5 % des patients, en faveur de Placebo. L'article ne teste pas cet écart.
Patients ayant arrêté le traitementPart des patients qui ont arrêté le traitement pendant l'essai à cause d'un effet indésirable. Plus elle est basse, mieux le traitement est supporté. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 12 mois (48 semaines). arret pour evenement clinique indesirable. Taux calculé à partir des effectifs : Finastéride oral 1 mg 12 sur 285, Placebo 2 sur 70
Hommes 40 à 60 ansComparaison directe, même essai
Finastéride oral 1 mg285 dans ce groupe
4,2% des patients
Placebo70 dans ce groupe
2,9% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (D'Amico 2007, 12 mois) : 4,2 % des patients contre 2,9 % des patients, soit un écart de 1,3 % des patients, en faveur de Placebo. L'article ne teste pas cet écart.

FAQ

19 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Le finastéride 1 mg fait-il baisser la libido ? Quelle est l'incidence réelle de cet effet indésirable, et pourquoi les chiffres varient-ils autant d'une étude à l'autre ?
Preuves modéréesRésultats mixtes10 essais, 3836 participants

Dans les essais en double aveugle contre placebo, la baisse de libido reste rare sous finastéride 1 mg et dépasse peu celle du placebo : 1,9 % contre 1,3 % à un an chez 1553 hommes (Kaufman 1998), 5 % contre 1 % à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014), 4,8 % contre 2,8 % (Piraccini 2022), et 1,7 % contre 3 % dans l'essai de Roberts 1999, où le placebo fait même plus. Les études sans placebo donnent des chiffres dispersés, de 0,9 % (Hu 2015) à 15 % dans un essai ouvert (Arca 2004) : sans aveugle, savoir que l'on prend un traitement hormonal augmente la déclaration de ce symptôme subjectif. Sur dix ans de suivi, 5,1 % des hommes d'une série la rapportent (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : huit essais randomisés, dont quatre donnent le taux sous placebo, et deux séries. Dégradé d'un niveau pour imprécision : l'effet indésirable est rare, les essais ne sont pas conçus pour le mesurer, et l'écart avec le placebo tient à quelques patients (15 contre 10 parmi 1553 hommes dans le plus grand essai). Les chiffres élevés viennent d'études ouvertes ou sans placebo, à risque de biais élevé pour un symptôme déclaré par le patient : ils ne servent pas à juger de l'écart avec le placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 61 ans, suivis de 9 semaines à 10 ans. Aucune donnée ici sur la persistance des symptômes après l'arrêt. Le finastéride étant contre-indiqué chez la femme en âge de procréer, la question ne se pose pas dans cette population.

Le finastéride 1 mg par jour fait-il gagner des cheveux chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique, et combien ?
Preuves élevéesRésultats concordants9 essais, 3621 participants

Le finastéride 1 mg fait gagner des cheveux là où le placebo en laisse perdre. À un an, +86 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² contre -21 sous placebo chez 1553 hommes (Kaufman 1998), et l'avantage tient la deuxième année ; dès six mois, +69 cheveux sur la même surface (Roberts 1999). Mesuré au cm², le gain est de +7,2 contre -10,1 à 48 semaines (Van Neste 2000), de +9,6 contre -2 dans la zone frontale à un an (Leyden 1999), de +18,5 contre -13,5 chez des hommes greffés (Leavitt 2005), et de +41,21 contre +0,07 sous placebo dans un petit essai à 24 semaines (Panuganti 2025). L'ampleur varie beaucoup d'un essai à l'autre, pas le sens. Face au dutastéride 0,5 mg, le finastéride fait moins bien dans deux essais (Gubelin Harcha 2014 ; Shanshanwal 2017, +4,3 contre +23,14 cheveux par cm²).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : neuf essais randomisés chez l'homme, la plupart en double aveugle contre placebo avec comptage sur macrophotographies. Non dégradé pour risque de biais : les plus grands essais (Kaufman 1998, Leyden 1999) sont à faible risque de biais. Non dégradé pour incohérence : tous les essais montrent un gain sous finastéride ; son ampleur varie selon la zone et la méthode de comptage, ce que la synthèse dit. Non dégradé pour imprécision : 1553 hommes dans un seul des essais. La plupart des essais contre placebo sont financés par Merck, fabricant du finastéride.

Hommes de 18 à 60 ans, surtout atteints au vertex, avec un essai sur la zone frontale et un essai chez des hommes greffés. Suivi jusqu'à deux ans en aveugle. Chez la femme ménopausée, l'essai de Price 2000 ne montre pas de gain : ces résultats ne s'appliquent pas aux femmes.

Le finastéride 1 mg améliore-t-il visiblement la chevelure sur photographies, et à quel endroit du crâne ?
Preuves élevéesRésultats concordants7 essais, 2425 participants

Sur photographies jugées en aveugle, le finastéride 1 mg améliore la chevelure bien plus souvent que le placebo : 48 % contre 7 % des hommes à un an et 66 % contre 7 % à deux ans (Kaufman 1998, 1553 hommes de 18 à 41 ans). Chez les hommes de 41 à 60 ans, l'amélioration à deux ans touche 39 % contre 4 % au vertex et 31 % contre 5 % au milieu et à l'avant du crâne, mais seulement 8 % contre 1 % sur la ligne frontale (Olsen 2012). La dose de 1 mg fait mieux que 0,2 mg (54 % contre 38 %, Roberts 1999), et le finastéride mieux que le Serenoa repens (68 % contre 38 % à deux ans, Rossi 2012). Chez des hommes greffés, 94 % sont améliorés à 48 semaines contre 67 % sous placebo (Leavitt 2005). Dans une série suivie dix ans, 32,2 % des hommes qui n'étaient pas améliorés à un an le sont à dix ans (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés chez l'homme et une série ouverte. Non dégradé : dans les essais contre placebo, les photographies sont relues par un panel en aveugle, et l'écart est large et constant. Les données d'Olsen 2012 qui réanalysent les hommes de Kaufman 1998 ne sont pas reprises, pour ne pas compter deux fois les mêmes patients ; seules ses données sur les 41-60 ans le sont. L'essai contre Serenoa repens est ouvert (risque de biais élevé) et la série sur dix ans n'a pas de groupe témoin : elles renseignent la durée, pas l'ampleur de l'effet.

Hommes de 18 à 60 ans. Le vertex répond nettement mieux que la ligne frontale. Données contrôlées jusqu'à deux ans, et jusqu'à dix ans sans groupe témoin. Sur 24 semaines seulement, l'essai Piraccini 2022 trouve 28,6 % d'améliorés sous finastéride oral. Chez la femme ménopausée, l'essai de Price 2000 ne montre pas d'effet.

Le médecin juge-t-il la chevelure améliorée sous finastéride 1 mg, et à quelle fréquence par rapport au placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants4 essais, 5305 participants

Les investigateurs jugent la chevelure améliorée chez 65 % des hommes sous finastéride 1 mg contre 37 % sous placebo à un an, et 80 % contre 47 % à deux ans (Kaufman 1998, 1553 hommes). Dans un autre essai, 91 % des hommes sont jugés améliorés à un an sous 1 mg (Roberts 1999). Sur 24 semaines seulement, 35,7 % des hommes sous finastéride oral sont jugés améliorés (Piraccini 2022). Hors essai, une clinique japonaise rapporte 87,1 % d'améliorés parmi 2561 hommes suivis (Sato 2012). Le taux élevé sous placebo dans l'essai de Kaufman rappelle que ce jugement reste subjectif.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés et une série. Non dégradé : dans l'essai de Kaufman 1998, le jugement est rendu en aveugle sur 1553 hommes et l'écart avec le placebo est large et constant sur deux ans. L'essai de Roberts compare des doses entre elles, celui de Piraccini deux formes de finastéride, et la série japonaise n'a pas de groupe témoin : ils renseignent l'ampleur, pas la comparaison au placebo.

Hommes de 18 à 41 ans dans l'essai principal, adultes européens et japonais ailleurs. Suivi jusqu'à deux ans.

De combien le finastéride 1 mg fait-il baisser la DHT, l'hormone en cause dans la chute ?
Preuves élevéesRésultats concordants3 essais, 2128 participants

Le finastéride 1 mg fait baisser la DHT sanguine, l'hormone qui miniaturise les cheveux, d'environ deux tiers : -68,5 % à 26 semaines (Roberts 1999,01 contre placebo) et -68,4 % à un an (Kaufman 1998). Dans l'essai Piraccini 2022, la baisse atteint -55,6 % à 24 semaines sous finastéride oral, nettement plus que sous finastéride en spray.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, avec une mesure biologique objective. Non dégradé : les deux essais contre placebo trouvent la même baisse, à un dixième de point près. La DHT est un marqueur du mécanisme, pas un résultat sur les cheveux : elle explique l'effet, elle ne le mesure pas.

Hommes de 18 à 41 ans dans les essais contre placebo, adultes européens dans l'essai Piraccini 2022. Une baisse de la DHT ne garantit pas à elle seule un gain de cheveux.

Le gain obtenu sous finastéride 1 mg se maintient-il sur plusieurs années ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable1 essai, 66 participants

Dans un essai de 66 hommes de 22 à 40 ans, le nombre de cheveux augmente de 12,4 % sous finastéride 1 mg contre 3,2 % sous placebo à 48 semaines, puis de 9,1 % contre une baisse de 6,3 % à 96 semaines (Price 2002). Dans la prolongation du même essai, l'avantage persiste : +8,5 % contre -1,6 % à 144 semaines, puis +7,2 % contre -13 % à 192 semaines (Price 2006). L'écart se creuse surtout parce que les cheveux continuent de diminuer sans traitement.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé en double aveugle contre placebo, publié en deux temps. Dégradé de deux niveaux. Imprécision : 66 hommes au départ, et seulement 28 puis 24 encore analysés à trois et quatre ans. Risque de biais : la perte de plus de la moitié des patients au fil des années peut fausser la comparaison, et l'essai est financé par Merck. Les deux publications portent sur les mêmes patients : elles comptent pour un seul essai, dont la concordance avec d'autres n'est pas évaluable.

Niveau abaissé pour : imprécision, risque de biais.

Hommes de 22 à 40 ans atteints d'alopécie androgénétique. C'est le seul essai du corpus qui suit le finastéride contre placebo pendant quatre ans. Chez la femme ménopausée, un petit essai génétique (Keene 2011) n'est pas repris ici.

Le finastéride 1 mg provoque-t-il des troubles de l'érection, et plus que le placebo ?
Preuves modéréesRésultats concordants6 essais, 3077 participants

Les troubles de l'érection sont rares sous finastéride 1 mg et dépassent à peine le placebo dans les essais en double aveugle : 1,4 % contre 0,9 % à un an chez 1553 hommes (Kaufman 1998, 11 contre 7 cas), 6 % contre 4 % à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014, 10 sur 179 contre 7 sur 181). Ailleurs, 1 homme sur 40 chez des hommes greffés (Leavitt 2005), 1 sur 37 contre 3 sur 35 sous dutastéride (Shanshanwal 2017), 0,3 % dans un essai chinois (Hu 2015) et 3,4 % sur dix ans dans une série (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : l'effet est rare et l'écart avec le placebo tient à quelques cas (11 contre 7 parmi 1553 hommes, 10 contre 7 dans le second grand essai). Les essais contre placebo vont dans le même sens : un léger excès sous finastéride.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 61 ans, suivis de six mois à dix ans. Aucune donnée ici sur la persistance après l'arrêt.

Le finastéride 1 mg entraîne-t-il plus d'effets indésirables que le placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants5 essais, 1683 participants

Sous finastéride 1 mg, la part d'hommes rapportant au moins un effet indésirable, quel qu'il soit, est proche de celle du placebo : 53 % contre 52 % à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014), 48,8 % contre 42 % (Piraccini 2022). Dans des études plus petites ou sans placebo, les chiffres sont bien plus bas : 7 hommes sur 37 (Shanshanwal 2017), aucun sur 50 en deux ans (Rossi 2012), 5,9 % sur dix ans (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés et une série. Non dégradé : les deux essais contre placebo trouvent des taux proches dans les deux bras. Les très faibles taux des petites études ouvertes tiennent à un recueil moins systématique des effets indésirables, pas à une meilleure tolérance.

Hommes de 18 à 61 ans, suivis de six mois à dix ans. Chez la femme ménopausée, l'essai de Price 2000 ne trouve pas non plus de différence avec le placebo.

Combien d'hommes ont un effet indésirable sexuel sous finastéride 1 mg, et combien de plus que sous placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants5 essais, 2506 participants

Un effet indésirable sexuel, toutes formes confondues (baisse de libido, troubles de l'érection ou de l'éjaculation), touche 1,9 à 4,8 % des hommes sous finastéride 1 mg, contre 0,9 à 3,4 % sous placebo : 4,2 % contre 2,2 % à un an chez 1553 hommes, seul écart significatif (Kaufman 1998) ; 4,3 % contre 3,4 % (Roberts 1999) ; 2 % contre 2 % (Leyden 1999) ; 1,9 % contre 0,9 % (Van Neste 2000) ; 4,8 % contre 3,3 % (Piraccini 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : dans les cinq, le taux sous finastéride est égal ou un peu supérieur à celui du placebo, et l'écart atteint la significativité dans le plus grand (1553 hommes). L'écart absolu reste de l'ordre d'un à deux points. Quatre essais sur cinq sont financés par Merck.

Hommes de 18 à 41 ans pour l'essentiel, suivis de 24 semaines à un an. Dans l'essai de Van Neste 2000, les deux cas se sont résolus, l'un sous traitement, l'autre deux semaines après l'arrêt ; aucune donnée chiffrée ici sur la persistance au long cours.

Arrête-t-on souvent le finastéride 1 mg à cause d'un effet indésirable ?
Preuves modéréesRésultats concordants4 essais, 613 participants

Peu d'hommes arrêtent le finastéride 1 mg à cause d'un effet indésirable : 12 sur 285 contre 2 sur 70 sous placebo en 48 semaines, chez des hommes de 40 à 60 ans (D'Amico 2007), aucun sur 40 en un an (Arca 2004), aucun sur 50 en deux ans (Rossi 2012), et 5 sur 118 en dix ans dans une série (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : un seul essai compare au placebo, avec seulement 70 hommes sous placebo. Les autres études, ouvertes ou sans placebo, trouvent aussi très peu d'arrêts.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 61 ans, suivis d'un à dix ans.

Combien d'hommes ont un effet indésirable attribué au finastéride 1 mg ?
Preuves modéréesRésultats concordants3 essais, 4552 participants

Les effets indésirables jugés liés au traitement touchent 20 % des hommes sous finastéride 1 mg contre 15 % sous placebo à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014, 35 sur 179 contre 27 sur 181), et 11,9 % contre 6,6 % (Piraccini 2022). Dans une clinique japonaise, ils ne sont relevés que chez 0,7 % de 3177 hommes (Sato 2012), probablement parce qu'en consultation on les recherche moins systématiquement que dans un essai.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : deux essais seulement comparent au placebo, avec 84 hommes sous finastéride oral dans l'un d'eux. Les deux trouvent un taux un peu plus élevé sous finastéride. La série japonaise, issue de la pratique courante, relève les effets de façon moins systématique qu'un essai.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes adultes en Asie, en Amérique latine et en Europe. Suivi de six mois dans les essais.

Sous finastéride 1 mg, la calvitie peut-elle continuer à s'aggraver ?
Preuves très faiblesConcordance non évaluable2 essais, 218 participants

Une aggravation reste possible sous finastéride 1 mg : 10 % des hommes s'aggravent en deux ans, autant que sous Serenoa repens (Rossi 2012). Sur dix ans, 2 hommes parmi ceux qui étaient améliorés à un an se sont aggravés (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai, bas pour la série, tous deux à risque de biais élevé (essai ouvert, série sans groupe témoin). Dégradé jusqu'à très faible, pour risque de biais et imprécision : quelques cas. Les deux études ne mesurent pas la même chose, la concordance n'est pas évaluable.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes de 20 à 61 ans. Suivi de deux à dix ans, sans placebo.

Les hommes sous finastéride 1 mg trouvent-ils que leurs cheveux poussent mieux ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 2011 participants

Interrogés sur la pousse de leurs cheveux, 56 % des hommes sous finastéride 1 mg se disent améliorés à un an contre 33 % sous placebo, et 69 % contre 27 % à deux ans (Kaufman 1998). Sur 24 semaines seulement, 25 % des hommes sous finastéride oral se disent améliorés (Piraccini 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle. Non dégradé : dans le grand essai contre placebo (1553 hommes), l'écart est large et se creuse la deuxième année. L'essai Piraccini 2022 compare deux formes de finastéride et ne renseigne que la part d'hommes satisfaits sous la forme orale.

Hommes de 18 à 41 ans dans l'essai principal, adultes européens dans l'autre. Suivi de six mois à deux ans.

Le médecin note-t-il une amélioration sous finastéride 1 mg, au vertex comme à l'avant du crâne ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 1375 participants

À 24 semaines, l'investigateur note une amélioration de 1,07 point au vertex et 0,88 à l'avant du crâne sous finastéride 1 mg, contre 0,36 et 0,3 sous placebo (Gubelin Harcha 2014). Dans l'essai Piraccini 2022, +0,7 point sous finastéride oral contre +0,3 sous placebo.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle. Non dégradé : le grand essai (917 hommes, faible risque de biais) trouve un écart net avec le placebo dans les deux zones, et le second va dans le même sens.

Hommes de 20 à 50 ans en Asie et en Amérique latine, et adultes européens. Suivi de six mois.

Comment les hommes sous finastéride 1 mg jugent-ils l'évolution de leurs cheveux ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 1007 participants

Les hommes sous finastéride 1 mg jugent leur chevelure plus améliorée que sous placebo : 2,5 contre 1,1 point à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014). Face au dutastéride 0,5 mg, ils la jugent moins améliorée : 2 contre 2,83 points (Shanshanwal 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour caractère indirect : les échelles d'auto-évaluation diffèrent, et le second essai compare au dutastéride, pas au placebo.

Niveau abaissé pour : caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois.

Quelle part des hommes répond au finastéride 1 mg, et fait-il mieux que le minoxidil 5 % ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 200 participants

À un an, 80 % des hommes répondent au finastéride 1 mg contre 52 % au minoxidil 5 % (Arca 2004), et 80,5 % contre 59 % dans un essai chinois (Hu 2015). À 13 semaines, les deux traitements font jeu égal (39 % contre 38,5 %). Les associer fait mieux que le finastéride seul : 54,6 % à 13 semaines et 94,1 % à un an (Hu 2015).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, tous deux ouverts et à risque de biais élevé. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et pour caractère indirect : pas de placebo, et une définition de la réponse propre à chaque essai. Les deux essais vont dans le même sens à un an.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans, dont des hommes chinois. Suivi de trois mois à un an.

Le finastéride 1 mg fait-il gagner des cheveux épais ?
Preuves modéréesRésultats mixtes2 essais, 1007 participants

Le finastéride 1 mg fait gagner des cheveux épais (terminaux) : +36,3 sur un cercle de 5,1 cm² à 24 semaines contre -17,5 sous placebo (Gubelin Harcha 2014), sans différence significative avec le dutastéride 0,5 mg (+46) ni 0,1 mg (+29,4). Dans un autre essai, le gain est bien plus faible que sous dutastéride 0,5 mg : +5,57 contre +30,51 cheveux épais par cm² (Shanshanwal 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Contre placebo, un grand essai à faible risque de biais (917 hommes) trouve un gain net. Dégradé d'un niveau pour incohérence : face au dutastéride 0,5 mg, ce grand essai ne trouve pas de différence significative, alors que l'essai de Shanshanwal 2017 en trouve une nette.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes de 18 à 50 ans, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois.

Le finastéride 1 mg augmente-t-il la masse de cheveux, et cela dure-t-il ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable1 essai, 66 participants

Sous finastéride 1 mg, le poids des cheveux recueillis sur une zone fixe augmente de 20,4 % à 48 semaines, quand il baisse de 5,2 % sous placebo (Price 2002). L'écart se maintient et se creuse : +21,5 % contre -14,2 % à 96 semaines, puis +19,5 % contre -14,8 % à 144 semaines et +21,6 % contre -24,5 % à 192 semaines (Price 2006).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé en double aveugle contre placebo, publié en deux temps. Dégradé de deux niveaux. Imprécision : 66 hommes au départ, 24 encore analysés à quatre ans. Risque de biais : perte de plus de la moitié des patients au fil des années, financement par Merck. Les deux publications comptent pour un seul essai.

Niveau abaissé pour : imprécision, risque de biais.

Hommes de 22 à 40 ans. Seul essai du corpus suivant cette mesure pendant quatre ans.

Le finastéride 1 mg provoque-t-il des troubles de l'éjaculation ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 1671 participants

Les troubles de l'éjaculation sont rares sous finastéride 1 mg : 1 % contre 0,4 % sous placebo à un an (Kaufman 1998, 8 sur 779 contre 3 sur 774), et 1,7 % sur dix ans dans une série (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un grand essai en double aveugle contre placebo (1553 hommes) et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 8 cas contre 3.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 61 ans. Suivi d'un à dix ans.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées14 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Roberts 1999 · Journal of the American Academy of Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 233 participants
Réserves méthodologiquesHommes 18 à 36 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Deux essais randomisés en double aveugle, contrôlés par placebo, multicentriques. Les comptages capillaires sont réalisés en central sur macrophotographies anonymisées quant au temps, au centre, au patient et au traitement, et le panel photo est en aveugle : la mesure du critère principal est solide. Trois réserves tirent le niveau vers modéré. Les études sont entièrement financées par Merck, qui fabrique et commercialise le finastéride. L'attrition est notable (61 sur 227 dans l'étude pilote, 84 sur 466 dans l'étude de dose) avec imputation par report de la dernière valeur. Enfin l'extension à 12 mois n'avait pas de bras placebo : les comparaisons à 12 mois pour 1 mg et 0,2 mg se font contre 0,01 mg.

Financé par Merck Research Laboratories, fabricant et distributeur du finastéride.

Panuganti 2025 · Cureus
Essai randomisé contrôlé, 29 participants

DOI 10.7759/cureus.89309

Réserves méthodologiquesHommes 20 à 60 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Devis solide : randomisation confiée à un tiers (Bilcare Research), double aveugle, et deux comparateurs, un placebo et le finastéride 1 mg oral en contrôle actif. Le critère principal est un comptage par macrophotographie, donc objectif. Trois réserves. La totalité des auteurs est salariée de Shilpa Medicare, qui fabrique la solution testée : conflit d'intérêts maximal sur un produit en développement. Les bras sont petits pour une phase II à cinq groupes, de 15 à 29 patients, le bras placebo n'en comptant que 15. Enfin l'article annonce un effet « dose-dépendant » que ses propres chiffres ne soutiennent pas : 0,01 % donne +32,32 et 0,02 % seulement +27,48. Seul le 0,05 % se détache nettement.

Financé par Shilpa Medicare, fabricant de la solution de dutastéride testée.

Leyden 1999 · Journal of the American Academy of Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 166 participants

DOI 10.1016/s0190-9622(99)70081-2

Étude robusteHommes

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

La meilleure méthodologie du corpus à ce stade. Essai multicentrique, randomisé, en double aveugle contre placebo, avec une phase d'extension ouverte d'un an. Le critère principal est un comptage capillaire sur une zone circulaire de 1 cm² par macrophotographie, donc objectif, et l'analyse se fait en intention de traiter. Les deux bras sont équilibrés à l'inclusion. La seule réserve notable n'est pas méthodologique mais tient au commanditaire, plusieurs auteurs étant rattachés à Rahway, siège de Merck, fabricant du finastéride. Avertissement d'ingestion : le fichier source portait une page de garde ResearchGate annonçant un article de Kawashima sur des patients japonais. Le corps du PDF est en réalité celui de Leyden et collaborateurs, pages 931 à 937, mené dans des centres américains. Les données ci-dessous sont celles de Leyden, et non d'une population japonaise.

Financé par Auteurs rattachés à Rahway, New Jersey, siège de Merck, fabricant du finastéride.

Price 2000 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 137 participants

PubMedDOI 10.1067/mjd.2000.107953

Étude robusteFemmes 41 à 60 ansFemmes 41 à 60 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai multicentrique en double aveugle contre placebo, 137 femmes menopausees, 12 mois, finance par Merck. Comptage sur 1 cm2 par macrophotographie en aveugle (Canfield), photographies globales relues par un panel en aveugle. Les deux groupes perdent des cheveux (-8,7 sous finasteride, -6,6 sous placebo), sans difference ; ni l'investigateur, ni le panel, ni les patientes, ni la biopsie ne distinguent les bras. Resultat negatif bien conduit : le finasteride 1 mg ne marche pas dans cette population. La DHT serique baisse de 42 % (mediane, 19 femmes sans traitement hormonal).

Financé par Merck Research Laboratories.

Leavitt 2005 · Dermatol Surg
Essai randomisé contrôlé, 79 participants

PubMedDOI 10.1111/j.1524-4725.2005.31202

Réserves méthodologiquesHommes 20 à 45 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai en double aveugle contre placebo, 79 hommes greffes (deux centres d'un meme groupe), finasteride 1 mg de 4 semaines avant a 48 semaines apres la greffe. Perdus de vue desequilibres : 15 % sous finasteride contre 31 % sous placebo ; comptages evaluables chez 32 et 23 patients seulement. Comptage sur 1 cm2 dans la zone receveuse : +18,5 contre -13,5 cheveux/cm2. Photographies globales jugees par un seul dermatologue expert : augmentation visible chez 94 % contre 67 % (vue superieure et frontale,01 sur le score moyen) ; pas de difference sur la ligne frontale ni les tempes. Finance par Merck, deux auteurs salaries.

Financé par Merck & Co..

Gubelin Harcha 2014 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 917 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2013.10.049

Étude robusteHommes 20 à 50 ansHommes 20 à 50 ansHommes 20 à 50 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai multicentrique en double aveugle, 917 hommes (Asie et Amerique latine) randomises entre dutasteride 0,02, 0,1 et 0,5 mg, finasteride 1 mg et placebo, 24 semaines, 761 completent. Comptage sur macrophotographies dans un cercle d'un pouce et sur 1 cm2. Le dutasteride 0,5 mg fait mieux que le finasteride 1 mg sur le nombre total de cheveux, la largeur et la photographie frontale ; pas sur les cheveux terminaux (46,0 contre 36,3) ni sur l'avis de l'investigateur. Les valeurs du critere principal ne sont donnees qu'en figure : claims sans valeur, avec le p. Effet dose net. Effets indesirables sexuels comparables entre actifs. Finance par GlaxoSmithKline, trois auteurs salaries.

Financé par GlaxoSmithKline.

Kaufman 1998 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 1553 participants

PubMedDOI 10.1016/s0190-9622(98)70007-6

Étude robusteHommes 18 à 41 ansHommes 18 à 41 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Deux essais jumeaux en double aveugle contre placebo, 1553 hommes de 18 a 41 ans, finasteride 1 mg pendant un an, puis 1215 poursuivis en aveugle une deuxieme annee (avec permutation d'une partie des bras). Comptage photographique dans un cercle d'un pouce (5,1 cm2) au vertex : +86 cheveux sous finasteride, -21 sous placebo a un an (ecart 107) ; a deux ans l'ecart atteint 138 cheveux, le placebo continuant de perdre. Avis du patient, de l'investigateur et d'un panel photographique en aveugle concordants (panel : 48 % contre 7 % ameliores a un an, 66 % contre 7 % a deux ans). Arreter le finasteride efface le gain en un an. Effets sexuels 4,2 % contre 2,2 % la premiere annee. Bras placebo de deuxieme annee tres reduit (55-60). Finance par Merck.

Financé par Merck Research Laboratories.

Olsen 2012 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 0 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2011.10.027

Réserves méthodologiquesHommes 18 à 60 ansHommes 18 à 41 ansHommes 41 à 60 ansHommes 18 à 41 ansHommes 41 à 60 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Analyse secondaire, par le promoteur, des essais en double aveugle du finasteride 1 mg contre placebo chez l'homme de 18 a 41 ans (Kaufman 1998) et de 41 a 60 ans, sur les photographies globales a 24 mois, region par region. Le vertex des hommes jeunes reprend les chiffres deja publies (non repris ici pour ne pas les compter deux fois). Hausse de la pousse sur le milieu et l'avant du crane chez 54 % contre 4 % (jeunes) et 31 % contre 5 % (plus ages) ; a la ligne frontale 21 % contre 0 % et 8 % contre 1 %. Le bras placebo des jeunes en deuxieme annee est tres reduit (48-55). Finance par Merck, plusieurs auteurs salaries.

Financé par Merck.

Kaufman 2008 · Eur J Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 1553 participants

PubMedDOI 10.1684/ejd.2008.0436

Réserves méthodologiquesHommes 18 à 41 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Analyse a posteriori de deux essais de phase III randomises en double aveugle (memes patients que Kaufman 1998, prolonges 4 ans), sur les seuls 713 hommes restes sous le meme traitement tout du long (645 finasteride, 68 placebo, le bras placebo prolonge ayant ete volontairement reduit a environ 10 %). Le suivi va de 6 mois a 5 ans et le modele de Cox suppose que les sorties d'etude ne dependent pas de l'evolution ; il ne reste que 16 patients sous placebo a 5 ans. Critere juge sur photographies par un panel de trois dermatologues en aveugle. Baisse relative de 93 % (IC 95 % 89 a 96), homogene selon le stade de depart (sous-groupes sans test). Etude financee par Merck, dont les quatre auteurs sont salaries et actionnaires.

Financé par Merck Research Laboratories (fabricant du finasteride).

Price 2006 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 66 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2005.07.001

Réserves méthodologiquesHommes 22 à 40 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle monocentrique (66 hommes), prolonge par trois extensions de 48 semaines ; seuls 28 patients entrent dans la deuxieme extension et 24 dans la troisieme (15 finasteride, 9 placebo), sans analyse en intention de traiter. Pesee par un technicien en aveugle du traitement, du patient et de la visite. A 192 semaines, gain net de poids de 46,0 % (IC 95 % 25,0 a 67,0) et de comptage de 20,3 % (IC 95 % 5,4 a 35,1) ; a 144 semaines la difference de comptage n'est pas significative. Aucun arret pour effet indesirable. Financement Merck, deux auteurs salaries et actionnaires, un consultant remunere.

Financé par Merck Research Laboratories (fabricant du finasteride).

Price 2002 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 66 participants

PubMedDOI 10.1067/mjd.2002.120537

Réserves méthodologiquesHommes 22 à 40 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle monocentrique (66 hommes, 33 par bras) prolonge d'une extension controlee de 48 semaines ; analyse des seuls patients ayant fini chaque phase (28 et 27 a 48 semaines, 22 et 14 a 96 semaines, un patient placebo exclu pour usage de minoxidil). Memes patients que Price 2006 pour la suite. Pesee et comptage des cheveux coupes sur 1,34 cm2, technicien en aveugle. Gain net de poids de 25,6 % (IC 95 % 18,5 a 32,7) a 48 semaines et 35,8 % (26,7 a 44,8) a 96 semaines ; gain net de comptage de 9,2 % puis 15,4 %. Aucun arret pour effet indesirable, une baisse de libido. Financement Merck, trois auteurs salaries et actionnaires, un consultant remunere.

Financé par Merck Research Laboratories (fabricant du finasteride).

D'Amico 2007 · Lancet Oncol
Essai randomisé contrôlé, 355 participants

PubMedDOI 10.1016/S1470-2045(06)70981-0

Étude robusteHommes 40 à 60 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle multicentrique (18 centres americains), 355 hommes de 40 a 60 ans repartis 4 pour 1 entre finasteride 1 mg et placebo, stratifies par decennie, 48 semaines ; analyse per protocole de 308 patients (10 exclus pour medicaments interdits avant levee de l'aveugle). Critere biologique objectif. Baisse mediane du PSA de 40 % entre 40 et 49 ans et de 50 % entre 50 et 60 ans, contre 0 % et +13 % sous placebo : la regle de doubler le PSA sous finasteride 5 mg vaut aussi pour 1 mg. Pas de p de comparaison publie, intervalles de confiance disjoints. Etude financee par Merck, qui gerait les donnees.

Financé par Merck & Co (fabricant du finasteride), gestion des donnees par le promoteur.

Van Neste 2000 · Br J Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 212 participants

PubMedDOI 10.1046/j.1365-2133.2000.03780.x

Réserves méthodologiquesHommes 18 à 40 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai multicentrique europeen randomise en double aveugle contre placebo (Merck), 212 hommes de 18 a 40 ans, finasteride 1 mg par jour pendant 48 semaines ; phototrichogramme sur un cercle de 1 cm2 du vertex. 90 et 87 patients terminent ; 93 et 91 analyses. A 48 semaines : +7,2 cheveux contre -10,1 (difference 17,3), +18,0 cheveux anagenes contre -9,0, part d'anagenes de 62 a 68 % contre 60 a 58 %, rapport anagene/telogene +33 % contre -9 %. Effets sexuels lies au traitement chez 2 patients contre 1 (1,9 % et 0,9 %). Texte reconnu par OCR (Tesseract) sur un scan ; chiffres controles a l'oeil sur l'image des pages. Promoteur Merck, plusieurs auteurs salaries.

Financé par Merck Research Laboratories.

Keene 2011 · Dermatol Ther
Essai randomisé contrôlé, 13 participants

PubMedDOI 10.1111/j.1529-8019.2011.01407.x

Fiabilité limitéeFemmes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Pilote randomise en aveugle de 13 femmes menopausees (8 finasteride, 5 placebo), 6 mois, comptage sur deux zones tatouees de 1 cm2. L'analyse ne porte que sur des sous-groupes definis par le nombre de repetitions CAG du gene du recepteur aux androgenes, ponderees par l'inactivation de l'X : +25,2 % chez 5 femmes a moins de 24 repetitions contre -1,34 % sous placebo, -3,9 % chez 2 femmes a 24 repetitions ou plus ; une patiente traitee n'apparait dans aucun groupe. Les deux auteurs sont salaries de DermaGenoma, qui finance l'etude et commercialise ce test genetique.

Financé par DermaGenoma (societe qui commercialise le test genetique etudie).

Populations étudiées21 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes

Femmes caucasiennes menopausees, alopecie androgenetique frontale ou du vertex

Dermatol Ther 2011, 1 indicateur

Femmes 41 à 60 ans

Femmes menopausees de 41 a 60 ans sans traitement hormonal substitutif

J Am Acad Dermatol 2000, 1 indicateur

Femmes 41 à 60 ans

Femmes menopausees de 41 a 60 ans, alopecie androgenetique Ludwig I a II

J Am Acad Dermatol 2000, 10 indicateurs

Hommes 18 à 40 ans

Hommes de 18 a 40 ans, alopecie androgenetique legere a moderee du vertex

Br J Dermatol 2000, 10 indicateurs

Hommes 18 à 41 ans

Hommes de 18 a 41 ans, alopecie androgenetique du vertex (Norwood-Hamilton II vertex a V), traitement continu 5 ans

Eur J Dermatol 2008, 2 indicateurs

Hommes 18 à 41 ans

Hommes de 18 a 41 ans, alopecie androgenetique du vertex (deux essais d'un an, Etats-Unis et international)

J Am Acad Dermatol 1998, 17 indicateurs

Hommes 18 à 41 ans

Hommes de 18 a 41 ans, alopecie du vertex (essais de Kaufman 1998, deux ans) ; ligne frontale

J Am Acad Dermatol 2012, 2 indicateurs

Hommes 18 à 41 ans

Hommes de 18 a 41 ans, alopecie du vertex (essais de Kaufman 1998, deux ans) ; milieu et avant du crane

J Am Acad Dermatol 2012, 2 indicateurs

Hommes 18 à 41 ans

Hommes de 18 a 41 ans, poursuite en aveugle la deuxieme annee sous le meme traitement

J Am Acad Dermatol 1998, 7 indicateurs

Hommes 20 à 45 ans

Hommes de 20 a 45 ans, alopecie androgenetique Norwood IV a VI, greffes de cheveux, traitement de 4 semaines avant a 48 semaines apres la greffe

Dermatol Surg 2005, 6 indicateurs

Hommes 20 à 50 ans

Hommes de 20 a 50 ans (55 % asiatiques, 40 % hispaniques), alopecie androgenetique Norwood-Hamilton III vertex a V

J Am Acad Dermatol 2014, 16 indicateurs

Hommes 20 à 50 ans

Hommes de 20 a 50 ans (55 % asiatiques, 40 % hispaniques), alopecie androgenetique Norwood-Hamilton III vertex a V ; vue du vertex

J Am Acad Dermatol 2014, 2 indicateurs

Hommes 20 à 50 ans

Hommes de 20 a 50 ans (55 % asiatiques, 40 % hispaniques), alopecie androgenetique Norwood-Hamilton III vertex a V ; vue frontale et superieure

J Am Acad Dermatol 2014, 2 indicateurs

Hommes 22 à 40 ans

Hommes de 22 a 40 ans, alopecie androgenetique Norwood-Hamilton II a III vertex, zone frontopariétale de 1,34 cm2

J Am Acad Dermatol 2006, J Am Acad Dermatol 2002, 16 indicateurs

Hommes 40 à 60 ans

Hommes de 40 a 60 ans, alopecie androgenetique masculine, PSA initial de 4 ng/ml ou moins

Lancet Oncol 2007, 2 indicateurs

Hommes 41 à 60 ans

Hommes de 41 a 60 ans, alopecie du vertex ; ligne frontale

J Am Acad Dermatol 2012, 2 indicateurs

Hommes 41 à 60 ans

Hommes de 41 a 60 ans, alopecie du vertex ; milieu et avant du crane

J Am Acad Dermatol 2012, 2 indicateurs

Hommes 18 à 60 ans

Hommes de 41 a 60 ans, alopecie du vertex ; vertex

J Am Acad Dermatol 2012, 2 indicateurs

Hommes 18 à 36 ans

hommes 18-36 ans, AGA du vertex modérée, Norwood-Hamilton III vertex ou IV

Journal of the American Academy of Dermatology 1999, 9 indicateurs

Hommes 20 à 60 ans

hommes 20-60 ans, alopécie androgénétique

Cureus 2025, 2 indicateurs

Hommes

hommes, alopécie androgénétique des zones frontale et médiane du cuir chevelu

Journal of the American Academy of Dermatology 1999, 4 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.