Minoxidil sublingual 1,35 mg deux fois par jour face à Placebo

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Chez 46 personnes trans de sexe féminin à la naissance, sous testostérone et atteintes d'une alopécie androgénétique légère, le minoxidil sublingual 1,35 mg deux fois par jour fait mieux que le placebo sur la densité de la zone frontale en 24 semaines (Tang 2026). Le nombre de cheveux par cm² y passe de 204 à 213,5 sous minoxidil et recule de 223,1 à 213,1 sous placebo ; le critère « cheveux qui comptent vraiment » progresse de 193,4 à 199,4 contre un recul de 211,5 à 203,2. Le nombre de vrais cheveux, hors duvet, ne diffère pas significativement (de 149,4 à 140,3 contre de 165 à 161,6). Un seul essai, de bonne fiabilité.

Efficacité et résultats

3 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
HommesMesuré en zone frontaleComparaison directe, même essai
Minoxidil sublingual 1,35 mg deux fois par jour23 dans ce groupe · 204 à l'inclusion
213,5cheveux par cm²
Placebo23 dans ce groupe · 223,1 à l'inclusion
213,1cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Tang 2026, 6 mois) : 213,5 cheveux par cm² contre 213,1 cheveux par cm², soit un écart de 0,4 cheveux par cm², en faveur de Minoxidil sublingual 1,35 mg deux fois par jour. Cet écart est probablement réel.
Nombre de vrais cheveux, hors duvetNombre de vrais cheveux, épais et pigmentés, comptés sur un centimètre carré, sans le duvet. C'est ce qui se voit et couvre le crâne. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
HommesMesuré en zone frontaleComparaison directe, même essai
Minoxidil sublingual 1,35 mg deux fois par jour23 dans ce groupe · 149,4 à l'inclusion
140,3cheveux par cm²
Placebo23 dans ce groupe · 165 à l'inclusion
161,6cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Tang 2026, 6 mois) : 140,3 cheveux par cm² contre 161,6 cheveux par cm², soit un écart de 21,3 cheveux par cm², en faveur de Placebo. Cet écart peut être dû au hasard.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Cheveux qui comptent vraimentTout ce qui n'est pas du duvet : les cheveux assez épais pour couvrir. C'est une mesure plus juste que le compte total, puisqu'un duvet de plus ne change rien à ce qu'on voit dans le miroir. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
HommesMesuré en zone frontaleComparaison directe, même essai
Minoxidil sublingual 1,35 mg deux fois par jour23 dans ce groupe · 193,4 à l'inclusion
199,4cheveux par cm²
Placebo23 dans ce groupe · 211,5 à l'inclusion
203,2cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Tang 2026, 6 mois) : 199,4 cheveux par cm² contre 203,2 cheveux par cm², soit un écart de 3,8 cheveux par cm², en faveur de Placebo. Cet écart est probablement réel.
Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Tang 2026 · Journal of the American Academy of Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 46 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2026.05.020

Étude robusteHommes

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai randomise, DOUBLE INSU, CONTRE PLACEBO IDENTIQUE D'ASPECT ET DE GOUT, avec phototrichogrammes guides par TATOUAGE, ce qui garantit qu'on remesure exactement la meme zone d'une seance a l'autre. Criteres co-principaux annonces avant l'analyse, intervalles de confiance donnes, essai enregistre (ACTRN12623000356662), comite d'ethique nomme. C'est la meilleure facture du corpus sur ces points. ARTEFACT plus_en_1 DECLARE, et c'est ce qui aurait pu faire dire a cet article le contraire de ce qu'il montre. Son resume imprime « improved by 115.7 hairs/cm2 », « 112.3 » et « 137.9 » la ou le corps du texte dit 15,7 avec un intervalle de 1,8 a 29,6 : le signe plus est encode par le chiffre 1. Les deux extracteurs, pdfplumber et pdftotext, rendent la meme chose, ce n'est donc pas un defaut d'outil mais bien l'encodage du PDF. Les valeurs retenues viennent du corps du texte, jamais du resume. Le signe moins subit le meme sort, « (cid:0) 4.0 » pour moins 4,0. TABLEAU II NON EXTRAIT : le tableau du territoire frontal sort en texte miroir, « riah retemarap » pour « parameter hair », et n'a donc pas pu etre lu. Les differences entre groupes ont ete prises dans le corps du texte, qui les donne avec leurs intervalles de confiance, ce qui est meme preferable. NIVEAUX DU VERTEX NON RETENUS : le tableau III, lui, est lisible et donne 483,9 cheveux par cm2 a l'inclusion. C'est le double de ce qu'un cuir chevelu porte, meme non degarni, et l'article ne dit pas sur quelle surface le phototrichogramme compte. Seule la difference entre groupes au vertex a donc ete retenue, moins 4,0, que l'article donne en clair. SECURITE NON CHIFFREE : les effectifs d'evenements sont dans des tableaux supplementaires deposes chez Mendeley, hors du PDF. Le texte affirme qu'aucune difference n'a ete observee entre groupes sur l'hypotension orthostatique, l'hypertrichose et les autres effets, et rapporte un retrait pour hypertrichose corporelle. C'est le seul effectif de securite extractible. DEUX RESERVES DE FOND. L'alopecie etait LEGERE a l'inclusion, ce que les auteurs reconnaissent comme ayant limite la detection d'un changement sur les photographies globales et les scores de qualite de vie : l'essai mesure donc un effet sur une population ou il y a peu a regagner. Et la testosterone exogene continue pendant l'essai, ce qui entretient le mecanisme meme de l'alopecie : les auteurs y voient l'explication du retard du vertex, ou rien n'est significatif a 24 semaines.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes

Personnes trans de sexe feminin a la naissance, 18 ans et plus, sous testosterone a dose standard, alopecie androgenetique legere

Journal of the American Academy of Dermatology 2026, 8 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.