Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles face à Placebo

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 5 essais.

En bref

Quatre essais, tous dans l'alopécie androgénétique, comparent trois séances mensuelles de plasma riche en plaquettes (PRP) à un placebo. Le gain de cheveux est le mieux établi (preuves modérées) : +12,8 cheveux par cm² contre -2,1 sous placebo à 26 semaines sur une moitié du crâne (Alves 2016), et chez la femme, 57 % sont améliorées sur photos contre 7 % (Dubin 2020), des écarts probablement réels. Sur la densité, les essais divergent (preuves faibles) : chez l'homme, elle passe de 93,75 à 143,2 cheveux par cm² contre 90,05 à 89 sous placebo, un écart très probablement réel (Singh 2020, bonne fiabilité), mais l'écart peut être dû au hasard dans un essai comparant deux zones du crâne (Shapiro 2020), qui ne montre pas non plus d'avantage sur l'épaisseur. Chez la femme, une irritation du cuir chevelu touche 50 % des patientes contre 21 %, un écart probablement réel (Dubin 2020).

Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

5 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux gagnés par cm²Le nombre de cheveux gagnés sur un centimètre carré entre le début et la fin du traitement. Un gain de 20 à 30 cheveux par cm² en six mois est ce que le minoxidil obtient d'ordinaire dans les essais. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux
2 mesures
Alves 2016Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuellesPlacebo
+14,813 sem-0,713 sem+12,86 mois-2,16 moisAlves2016
À 13 semainesAlves 2016Comparaison directe
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles22 dans ce groupe
+14,8cheveux par cm²
Placebo22 dans ce groupe
-0,7cheveux par cm²
À 6 mois (26 semaines)Alves 2016Comparaison directe
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles22 dans ce groupe
+12,8cheveux par cm²
Placebo22 dans ce groupe
-2,1cheveux par cm²
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 1 essai. Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles obtient le chiffre le plus favorable dans 2 mesures, Placebo dans 0. L'écart est testé dans 2 de ces mesures et probablement réel dans 2.
Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Singh 2020Shapiro 2020Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuellesPlacebo
143,289170,96166,72Singh2020Shapiro2020
À 22 semainesSingh 2020Hommes 18 à 60 ansComparaison directe
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles19 dans ce groupe · 93,75 à l'inclusion
143,2cheveux par cm²
Placebo19 dans ce groupe · 90,05 à l'inclusion
89cheveux par cm²
À 22 semainesShapiro 2020Hommes et femmes 18 à 58 ansComparaison directe
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles35 dans ce groupe · 151 à l'inclusion
170,96cheveux par cm²
Placebo35 dans ce groupe · 151,04 à l'inclusion
166,72cheveux par cm²
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles obtient le chiffre le plus favorable dans 2 mesures, Placebo dans 0. L'écart est testé dans 2 de ces mesures et probablement réel dans 1.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Épaisseur du cheveuÉpaisseur moyenne d'un cheveu, en micromètres (millièmes de millimètre). Un cheveu plus épais couvre mieux le cuir chevelu, même à nombre égal. Mesuré en µm, plus haut est mieux, à 22 semaines
Hommes et femmes 18 à 58 ansComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles35 dans ce groupe · 56,75 à l'inclusion
61,23µm
Placebo35 dans ce groupe · 56,43 à l'inclusion
62,63µm
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Shapiro 2020, 22 semaines) : 61,23 µm contre 62,63 µm, soit un écart de 1,4 µm, en faveur de Placebo. L'article ne teste pas cet écart.

Ce qu'en disent médecins et patients

2

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Patients améliorés sur photos, jugées à l'aveuglePart des patients dont la chevelure paraît améliorée quand des experts comparent les photos d'avant et d'après, sans savoir quel traitement chacun a reçu. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Femmes 27 à 85 ansComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles14 dans ce groupe
57% des patients
Placebo14 dans ce groupe
7% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Dubin 2020, 6 mois) : 57 % des patients contre 7 % des patients, soit un écart de 50 % des patients, en faveur de Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles. Cet écart est probablement réel.
Patients jugés améliorés par leur médecinPart des patients que le médecin de l'essai juge améliorés en les examinant, à la fin du traitement par rapport au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 22 semaines. Taux calculé à partir des effectifs : Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles 23 sur 35, Placebo 16 sur 35
Hommes et femmes 18 à 58 ansComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles35 dans ce groupe
65,7% des patients
Placebo35 dans ce groupe
45,7% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Shapiro 2020, 22 semaines) : 65,7 % des patients contre 45,7 % des patients, soit un écart de 20 % des patients, en faveur de Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles. L'article ne teste pas cet écart.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le cuir chevelu

1

Au point d'application. Fréquents avec les solutions alcoolisées, rarement graves.

Irritation du cuir cheveluPart des patients qui signalent rougeurs, démangeaisons ou picotements du cuir chevelu à l'endroit du traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). sensation de tension du cuir chevelu, passagere
Femmes 27 à 85 ansComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles14 dans ce groupe
50% des patients
Placebo14 dans ce groupe
21% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Dubin 2020, 6 mois) : 50 % des patients contre 21 % des patients, soit un écart de 29 % des patients, en faveur de Placebo. Cet écart est probablement réel.

FAQ

6 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Trois séances de PRP font-elles repousser les cheveux, et mieux que le minoxidil ?
Preuves très faiblesRésultats concordants3 essais, 101 participants

Trois séances mensuelles de plasma riche en plaquettes augmentent le nombre de cheveux comptés sur la zone traitée, sans faire mieux que les comparateurs actifs : de 30,11 à 38,58 cheveux en 20 semaines dans une série sans groupe témoin (Bayat 2019,05 par rapport au départ), de 15,33 à 26,78 contre de 18,67 à 26,44 avec la fraction vasculaire stromale (Behrangi 2024), et pas de différence significative avec le minoxidil 5 % à 12 semaines (Balasundaram 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour les deux essais randomisés, bas pour la série, mais aucun ne compare le PRP au placebo. Dégradé jusqu'à très faible. Risque de biais : série sans groupe témoin, essai ouvert. Imprécision : 9 à 32 patients par bras. Caractère indirect : la zone de comptage diffère d'un essai à l'autre et les comparateurs sont des traitements actifs. Les gains observés ne peuvent pas être séparés de l'évolution naturelle.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes et femmes de 18 à 60 ans, alopécie androgénétique. La préparation du PRP diffère d'un essai à l'autre. Suivi de 12 à 20 semaines.

Trois séances de PRP augmentent-elles la densité de cheveux par rapport au placebo ?
Preuves faiblesRésultats mixtes2 essais, 115 participants

Les deux essais contre placebo divergent : chez l'homme, la densité passe de 93,75 à 143,2 cheveux par cm² en 22 semaines sous PRP, contre de 90,05 à 89 sous placebo (Singh 2020) ; dans un essai à demi-crâne chez des hommes et des femmes, de 151 à 170,96 contre de 151,04 à 166,72, sans différence significative (Shapiro 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, l'un à faible risque de biais. Dégradé de deux niveaux. Incohérence : un essai trouve un gain net, l'autre (à demi-crâne) aucune différence. Imprécision : 19 à 35 patients par essai.

Niveau abaissé pour : incohérence, imprécision.

Hommes de 18 à 60 ans, et adultes des deux sexes dans l'essai à demi-crâne. Suivi de cinq mois. La préparation du PRP diffère d'un essai à l'autre.

Le PRP épaissit-il les cheveux ?
Preuves très faiblesRésultats contradictoires2 essais, 54 participants

Dans l'essai à demi-crâne contre placebo, le diamètre passe de 56,75 à 61,23 µm sous PRP et de 56,43 à 62,63 µm sous placebo en 22 semaines : pas d'avantage du PRP (Shapiro 2020). Une série sans groupe témoin trouve un épaississement significatif (Bayat 2019).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai contre placebo, bas pour la série. Dégradé jusqu'à très faible : la série sans témoin trouve un épaississement significatif, l'essai contrôlé aucune différence avec le placebo.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, incohérence.

Hommes et femmes adultes. Suivi d'environ cinq mois.

Sur photographies, le PRP améliore-t-il la chevelure ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable2 essais, 94 participants

Chez la femme, 57 % sont améliorées sur photographies après trois séances de PRP, contre 7 % sous placebo à 24 semaines (Dubin 2020). Chez l'homme, le PRP fait moins bien que le minoxidil 5 %, sans différence significative : 38 % contre 56 % (Balasundaram 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré, avec des comparateurs différents (placebo chez la femme, minoxidil 5 % chez l'homme). Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (28 à 32 patients par bras) et caractère indirect. La concordance n'est pas évaluable.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Femmes de 27 à 85 ans et hommes de 20 à 50 ans. Suivi de six mois.

Trois séances de PRP font-elles gagner des cheveux par rapport au placebo ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 55 participants

Trois séances de PRP font gagner des cheveux par rapport au placebo : +14,8 contre -0,7 cheveux par cm² à 13 semaines et +12,8 contre -2,1 à 26 semaines, chez des hommes et des femmes traités sur une moitié du crâne (Alves 2016). Chez la femme, le gain dépasse aussi celui du placebo à 24 semaines (Dubin 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, à risque de biais modéré. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 22 à 28 patients par essai. Les deux trouvent un gain significatif sur le placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Adultes de 18 à 65 ans, et femmes de 27 à 85 ans. Suivi de trois à six mois. Ce sont les seuls essais du corpus qui comparent trois séances de PRP au placebo sur ce critère.

Les séances de PRP entraînent-elles des effets indésirables ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 84 participants

Après trois séances de PRP, 53 % des hommes rapportent au moins un effet indésirable, contre 37 % sous minoxidil 5 %, sans différence significative (Balasundaram 2023), et 21,1 % des femmes dans un essai croisé (Bruce 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (19 à 32 patients) et caractère indirect (comparaison au minoxidil, plan croisé).

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Hommes de 20 à 50 ans et femmes adultes. Suivi de trois à six mois.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées5 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Singh 2020 · Indian Journal of Dermatology, Venereology and Leprology
Essai randomisé contrôlé, 80 participants

PubMedDOI 10.4103/ijdvl.IJDVL_589_18

Étude robusteHommes 18 à 60 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai randomise EN DOUBLE INSU A QUATRE BRAS avec un vrai placebo : chaque patient recoit une injection et une lotion, actives ou au serum sale, ce qui masque les deux traitements a la fois. 80 hommes, trois seances mensuelles, suivi a cinq mois, enregistre au registre indien. Densite au dermoscope sur 1 cm2 a un point fixe. C'est l'un des rares essais du corpus a confronter le minoxidil 5 % a un placebo. TABLEAU 4 EN TEXTE MIROIR, artefact texte_miroir declare : le tableau pivote sort ligne a l'envers et colonnes inversees. La lecture a ete verifiee arithmetiquement : pour chacun des quatre bras, le niveau a cinq mois moins le niveau de depart redonne exactement la ligne de difference imprimee (143,20 - 93,75 = 49,45 ; 89,00 - 90,05 = -1,05 ; 150,45 - 90,05 = 60,40 ; 123,95 - 90,65 = 33,30). Comparaisons entre bras a cinq mois : association superieure au minoxidil mais pas au PRP seul ; minoxidil superieur au placebo ; PRP superieur au placebo mais pas au minoxidil. Le PRP seul fait donc presque autant que l'association. RESERVES : cinq sorties pour douleur, analyses de 17 a 20 par bras ; douleur a l'injection chez 100 % des patients, placebo compris ; densite de depart basse, autour de 90 cheveux par cm2 ; suivi court. Aucun conflit declare.

El Taieb 2017 · Dermatol Ther
Essai randomisé contrôlé, 90 participants

PubMedDOI 10.1111/dth.12437

Fiabilité limitéeHommes et femmes 10 à 40 ans, pelade

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai dit randomise de 90 patients (30 par bras : minoxidil 5 %, PRP mensuel, creme de panthenol comme placebo), sans methode de tirage ni aveugle decrits, 3 mois. Bras desequilibres : 9 pelades universelles sous PRP contre 3 sous minoxidil. Resultats donnes en pourcentages par type de pelade sans denominateurs clairs et en scores dermoscopiques dont les ecarts-types sont illisibles : claims sans valeur, avec le seul seuil de signification annonce (minoxidil et PRP superieurs au placebo). Le PRP repondrait plus tot que le minoxidil. Effets indesirables non decrits.

Shapiro 2020 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 35 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2020.07.006

Réserves méthodologiquesHommes et femmes 18 à 58 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle en demi-crane (35 patients, hommes et femmes) : deux carres tatoues de 7,6 cm, l'un recevant le PRP, l'autre du serum physiologique, 3 seances mensuelles, mesure 3 mois apres la derniere au Folliscope par un evaluateur en aveugle. Les deux cotes progressent (environ +20 contre +16 cheveux/cm2), sans difference significative ; les injections elles-memes ou la diffusion du PRP peuvent expliquer le gain du cote temoin. Douleur chez 91,4 % des patients. Etude financee par Regen Lab, fabricant du kit de PRP ; deux auteurs investigateurs pour Regen Lab, l'un consultant pour d'autres societes du domaine.

Financé par Regen Lab (fabricant du kit de preparation du PRP).

Alves 2016 · Dermatol Surg
Essai randomisé contrôlé, 25 participants

PubMedDOI 10.1097/DSS.0000000000000665

Réserves méthodologiquesHommes et femmes 18 à 65 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle en demi-crane (25 patients, 22 analyses), PRP d'un cote et placebo de l'autre, 3 seances mensuelles, TrichoScan a 3 et 6 mois. Gain de densite de 12,8 cheveux/cm2 cote PRP contre une baisse de 2,1 cote placebo a 6 mois, sans difference sur le nombre total de cheveux ni sur le duvet. Effectif faible, hommes et femmes melanges, centre prive. Pas d'interet commercial declare.

Dubin 2020 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 30 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2020.06.1021

Réserves méthodologiquesFemmes 27 à 85 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise par blocs, controle par serum physiologique, 30 femmes (28 analysees), PRP Eclipse en trois injections a 4 semaines d'intervalle, evaluation a 24 semaines avec photographies globales jugees en aveugle. Les densites de depart (556 et 598 cheveux/cm2) et leurs variations (+105,9 contre -52,4) sont invraisemblables pour une alopecie feminine : claims de densite et de diametre sans valeur, avec le p (< 0,01). Amelioration sur photographies chez 57 % contre 7 %. Cephalees et tension du cuir chevelu plus frequentes sous PRP, toutes resolutives en 24 heures.

Populations étudiées5 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes 18 à 58 ans

Adultes de 18 a 58 ans (18 hommes, 17 femmes), alopecie androgenetique Norwood-Hamilton 3 a 5 ou Ludwig 1 a 2, comparaison de deux carres du cuir chevelu

J Am Acad Dermatol 2020, 6 indicateurs

Hommes et femmes 18 à 65 ans

Adultes de 18 a 65 ans (hommes Hamilton-Norwood II a V, femmes Ludwig I a III), comparaison des deux moities du cuir chevelu

Dermatol Surg 2016, 4 indicateurs

Femmes 27 à 85 ans

Femmes de 27 a 85 ans, alopecie androgenetique feminine Ludwig I a III

J Am Acad Dermatol 2020, 6 indicateurs

Hommes 18 à 60 ans

Hommes de 18 a 60 ans, alopecie androgenetique Norwood II a V

Indian Journal of Dermatology, Venereology and Leprology 2020, 2 indicateurs

Hommes et femmes 10 à 40 ans, pelade

Patients de 10 a 40 ans, pelade en plaques, ophiasique, totale ou universelle

Dermatol Ther 2017, 1 indicateur

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.