Preuves élevéesRésultats concordants6 essais, 1410 participants
Le minoxidil 5 % fait gagner plus de cheveux visibles (non duvet) que le placebo dans tous les essais contrôlés chez l'homme, dès 8 semaines : +15,5 contre +5,2 cheveux par cm² à 8 semaines et +20,9 contre +4,7 à 16 semaines (Olsen 2007) ; +20,5 et +20,3 contre +9,5 et +6,7 sous excipient à 8 semaines, avec deux formulations (Blume-Peytavi 2019) ; +27,7 contre +4,5 à l'avant du crâne et +25,6 contre +5,9 au vertex à 16 semaines (Hillmann 2015). À un an, +18,6 contre +3,9 sous placebo, et mieux que le minoxidil 2 % (+12,7) (Olsen 2002). Il fait aussi mieux que le 1 % (+26,4 contre +21,2, Tsuboi 2009). L'avantage peut s'éroder : à 24 semaines, l'écart avec le placebo n'est plus significatif dans l'essai d'Hillmann (+7,8 contre -1,5 à l'avant), et dans son prolongement ouvert les gains à deux ans sont faibles et non significatifs (+10,8 à l'avant, +7,1 au vertex, Kanti 2016). Ajouter un microneedling électrique double le gain (+56,45 contre +28,01, Bao 2022).
Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés chez l'homme, dont deux à faible risque de biais (Olsen 2002, Olsen 2007), et une extension ouverte. Non dégradé : tous les essais contrôlés trouvent un gain net sur le placebo ou l'excipient, de 15,5 à 27,7 cheveux par cm² selon l'essai et le délai. Les essais sont financés par les fabricants (Pharmacia, Pfizer, Johnson & Johnson, Pierre Fabre, Taisho). L'extension de Kanti 2016 prolonge l'essai d'Hillmann 2015 sur les mêmes hommes : elle compte pour un seul essai.
Hommes de 18 à 70 ans, alopécie du vertex et de l'avant du crâne. Suivi de 8 semaines à deux ans, la comparaison au placebo allant jusqu'à un an. Chez la femme, un seul essai mesure ce critère (Lucky 2004) : le 5 % n'y fait pas mieux que le 2 %.